Sur un ordre direct de son actuel président, l’Assemblée Nationale est interdite d’accès aux journalistes.

On veut sceller la bouche de journalistes, on veut tuer le métier et pour ce faire, on interdit aux journalistes de pénétrer dans l’enceinte du bâtiment de l’Assemblée Nationale. Ceci est un fait vécu. Mardi dernier effectivement, les journalistes ont été repoussés par les forces de l’ordre gardant le portail de l’Assemblée en disant clair et net que par ordre du président de l’Assemblée Nationale, Jean Max Rakotomamonjy, « Les journalistes ne peuvent pas entrer dans l’enceinte de l’Assemblée », pourtant accessible au public.

Rappelons que c’était durant cette journée qu’a eu lieu l’enterrement symbolique de la liberté d’expression prévu se tenir depuis Ankorondrano jusqu’à la stèle de l’Ordre des Journalistes Malgaches à Soarano. Un mouvement condamné par le pouvoir HVM et qui a été bloqué par des centaines d’agents de force de l’ordre armés jusqu’aux dents. Les journalistes n’ont rien pu faire face aux menaces et aux armes des forces de l’ordre. Notons que les quelques milliers de journalistes qui sont venu à Ankorondrano durant cette journée n’ont été que les représentants des organes de presse de la capitale et d’autres régions avoisinante. Pendant ce temps, quelques journalistes ont continué de faire des reportages en ville. Malgré les cartes de presse mentionnant « Laissez-passer librement », on a quand même interdit aux journalistes de faire leur métier. Cette mesure serait compéhensible en cas de commission plénière ou de réunion huis-clos, mais encore dans ces cas, seule la salle de réunion est interdite d’accès. Là nous sommes face à un véritable embargo du métier des journalistes. Jean Max déclare la guerre aux journalistes et il ne sait pas ce qu’il fait car viendra le jour où il aura besoin des journalistes pour tel ou tel service pour soigner son image à cause d’une quelconque affaire.

On ne sait pas ce qui l’a motivé à faire tant de folie mais ça ne pourra retomber que sur lui-même. Ceux ou celui qui l’ont poussé à prendre une telle décision seront à l’abri de toutes conséquences mais l’histoire se souviendra de Jean Max Rakotomamonjy, l’homme qui a sali le nom du Leader Fanilo en déclarant la guerre aux journalistes. Herizo Razafimahaleo doit actuellement se retourner dans sa tombe en voyant jusqu’où Jean Max est tombé. On nous a dit que jusqu’à nouvel ordre, l’accès à l’Assemblée Nationale sera interdit aux journalistes. Jusqu’à nouvel ordre donc, nous ne pourrons pas faire notre métier car jusqu’à maintenant, aucun avis ni communiqué annulant cet ordre ne nous est parvenu.

Berado