Partenariat avec la Banque mondiale: Trois programmes à la loupe

L’appui de la Banque Mondiale dans le cadre de ces accords de financement concerne le développement agricole, la pêche durable et l’amélioration des données statistiques disponibles. Pour le secteur agricole, le PADAP ou Projet Agriculture par une Approche Paysage, financé à hauteur de 78,7 millions USD, bénéficie d’une contribution de la Banque Mondiale dont un accord de près d’un montant de 65 millions USD (48 millions DTS) et un don du Fonds Mondial de l’Environnement de 13,7 millions USD. Ce projet permettra d’augmenter l’accès aux services d’irrigation améliorés et aux intrants agricoles ; de renforcer la gestion intégrée des ressources naturelles dans les paysages ciblés par les acteurs locaux ; et d’offrir des interventions immédiates et efficaces en cas de crise ou d’urgence éligible. Les bénéficiaires du projet PADAP sont les ménages vivant dans les Régions SAVA, Analanjirofo, Sofia et Boeny.

Le deuxième projet, dénommé SWIOFish2, d’un montant total de 74,15 millions USD, dont un prêt de 65 millions USD de la Banque mondiale, concerne surtout les zones ultra-prioritaires, telles que les régions de Diana, d’Analanjirofo, de Melaky, d’Atsimo- Atsinanana et d’Androy. Ce projet a comme objectif, l’amélioration de la gestion des pêcheries prioritaires au niveau national, régional et communautaire ; ainsi que l’amélioration de l’accès des pêcheurs ciblés aux activités alternatives. Notons qu’à Madagascar, la pêche contribue à 7% du Produit intérieur brut (PIB) du pays, avec 213 millions USD de production annuelle. 800.000 personnes vivent de ce secteur et beaucoup d’entre elles sont issues des communautés les plus vulnérables et marginalisées, qui ne possèdent pas de terrain.

Le troisième projet, dénommé STACAP ou Projet de Renforcement des Capacités Statistiques, concerne l’amélioration des statistiques du pays.

Avec un accord de prêt d’un montant de 30 millions USD de la part de la Banque mondiale, ce projet va permettre à l’INSTAT (Institut National de la Statistique) d’effectuer une réforme institutionnelle et un renforcement de capacité de leur capital humain afin de collecter, d’analyser et de diffuser des données statistiques en temps réel. A noter que le dernier recensement de la population et de l’habitat à Madagascar date d’il y a 24 ans.

Pour le ministre des Finances et du Budget, Gervais RAKOTOARIMANANA, ces trois programmes financés par la Banque Mondiale apporteront de fortes contributions pour le développement de la Grande-île : « Le gouvernement de Madagascar que je représente à travers cette signature est heureux du partenariat avec la Banque mondiale qui concrétise son engagement pris lors de la Conférence des Bailleurs et des Investisseurs à Paris en décembre 2016. L’agriculture, la pêche, l’environnement et la gestion des ressources naturelles sont capitales pour le développement du pays puisque plus de 80% de la population dépendent de ces secteurs pour leur survie.

En outre, comment avoir une bonne planification de développement sans des statistiques fiables et à jour ?

Les accords de financement signés ce jour marquent une fois de plus la volonté de la Banque mondiale et du gouvernement à travailler ensemble pour mettre fin à la pauvreté à Madagascar ».

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