Développement: La dévalorisation de l’économie persiste…
L’économie malgache souffre encore des conséquences des années de crise, et la croissance peine à décoller, 3,1% en 2015. Les secteurs les plus porteurs restent l’agroalimentaire, le tourisme, l’exportation, les travaux publics et la grande consommation. Pour cette année, le secteur secondaire a porté l’essentiel de la croissance, en particulier les Zones Franches Industrielles, l’agro-industrie et les industries extractives dans l’hypothèse d’une remontée progressive des cours des matières premières. Le secteur primaire devrait progresser de 2,8%, en particulier grâce à l’agriculture. Et le secteur tertiaire devrait croître de 5,1%, tiré par le BTP. Toutefois, l’économie malgache nécessite des investissements importants. Cependant, l’instabilité politique persistante et des conditions économiques peu favorables ne permettent pas de faire démarrer l’économie. Enfin, le Plan National de Développement (PND) à 5 ans repose sur des hypothèses de croissance peu réalistes supérieures à 7%, quand le FMI table sur une croissance à 5% à l’horizon 2019 et sur une programmation peu opérationnalisée et mal articulée avec les autres programmes de développement. Les capacités de l’Etat, financièrement et institutionnellement faibles, ne permettent pas de créer les conditions favorables au développement du pays. Madagascar dispose en effet de très faibles capacités financières, notamment en raison du niveau de recettes fiscales. Le gouvernement, qui s’est engagé à élargir l’assiette fiscale, peine à mettre en œuvre une politique fiscale efficace (augmentation du nombre de contribuables mais collecte inefficace), rendue ambiguë par la création de nombreuses zones franches à définition extensive. Toutefois, des réformes d’envergure sont en cours au sein de l’administration fiscale avec le soutien du FMI, qui commencent à donner des résultats (prévision de 11% du PIB pour la collecte fiscale pour cette année).
Malalanirina