Participation des femmes à la vie politique: Il reste beaucoup d'efforts à faire

Une femme a été nommée grand argentier. Mais les autorités malgaches reconnaissent qu'il reste beaucoup d'efforts à faire concernant la participation des femmes à la vie politique. À cet égard, un expert du Comité des droits de l'homme à Genève,   a demandé quelles actions avaient été mises en œuvre dans le cadre de la stratégie «Genre et élections» (2015-2020). Il a demandé à la délégation si des mesures temporaires spéciales seraient prises pour renforcer la position des femmes dans la vie politique et publique et si un système de quota pouvait être envisagé. L'expert a demandé davantage de détails sur les mesures prises pour favoriser la présence des femmes dans le vie économique de Madagascar et pour concrétiser l'égalité salariale entre hommes et femmes.

Le même expert a souligné que les nouvelles dispositions concernant la transmission de la nationalité semblaient avoir effacé la plupart des mesures discriminatoires dans la transmission de la nationalité par le père ou la mère malgache. Il a demandé si cette réforme était rétroactive, ce qui permettrait de régulariser certaines situations d'apatridie.

Ce même expert a souligné qu'il restait des problèmes de discrimination concernant l'accès à la propriété foncière. En matière de succession, l'expert a demandé si la loi autorise toujours les héritières à recevoir la succession foncière sous forme d'argent et si le conjoint femme était toujours relégué au huitième rang des héritiers. L'expert a demandé si Madagascar comptait adopter une législation exhaustive en matière de discrimination au motif de l'orientation sexuelle, comme l'a recommandé le Comité pour l'élimination des discriminations à l'égard des femmes.

Dans ce sens, les données gouvernementales disponibles font état, surtout, que les 2 et 3 juin 2016, un dialogue entre les institutions publiques et privées, ayant pour objectif global de mettre en exergue l’importance de la ratification et l’appropriation du protocole de la SADC sur le genre et Développement par Madagascar pour l’avancement de la question de genre et de l’égalité entre les hommes et les femmes a été organisé.

En matière d’accès de la femme à la terre, une lettre de politique foncière a été élaborée et adoptée en 2015. Elle a pour finalité : l’intensification de l’opération de sécurisation foncière massive, l’inclusion de tous, quels que soient leur sexe, leur âge, leurs ressources, dans les processus d’accès à la terre, de sécurisation des droits légitimes et de valorisation de la terre.

Sur le plan régional, Madagascar a adopté la Politique et Stratégie sous-régionale

« Genre » pour la région de l’Océan Indien pour 2015-2019, qui prône l’Intégration du genre dans les politiques publiques, plans et programmes sectoriels de Développement Durable. Des actions de plaidoyer auprès du Gouvernement et du Parlement suivront l’adoption d’une Loi-cadre pour l’égalité réelle entre les hommes et les femmes.

Et la même source de rappeler la représentation et participation de la femme dans la prise de décision en 2016 : Sénat : 13 femmes sur 63 (20,63 %) ; Assemblée Nationale : 30 femmes sur 151 (19,86 %) ; Gouvernement : 6 femmes ministres et Secrétariat d’État sur 32 (18,75 %) ; Femmes Maire : 4,2 % ; Femmes conseillères communales : 5,9 %.

Dans ce contexte, mentionne-t-on, Un comité pour la réactualisation et la validation du plan d’action national sur la Résolution 1325 sur le « Genre, Paix et Sécurité » pour Madagascar a été mis en place. Cette Résolution prévoit la prévention et la protection des droits de la femme ainsi que sa pleine participation à tous les processus de l’établissement de la paix, de sa négociation à sa consolidation.

Et afin d’appuyer l’adoption de textes relatifs aux droits de la femme et à la promotion du genre, un réseau de femmes parlementaires a été créé au niveau du Sénat et de l’Assemblée Nationale.

La mise en œuvre de la Politique Nationale de la Protection Sociale adoptée en 2015 qui vise à ce que « la moitié de la couche de la population vulnérable bénéficie d’une protection sociale efficace d’ici 2030 et à réduire de 15 % le nombre de la population en situation d’extrême pauvreté ». sont les filles, les femmes vivant avec un handicap, les femmes âgées ainsi que les femmes enceintes et allaitantes figurent parmi les cibles prioritaires de cette politique.

Un « Conseil Communal des Femmes » composé des organisations militant pour les droits de la femme a pour mission : l’intégration du genre dans le développement communal, l’étude des problèmes d’actualités affectant les droits des femmes et la mise en oeuvre des actions communes. Au niveau des régions Atsimo Atsinana et Atsimo Andrefana en 2015. Rôles : budgétisation de la Commune en impliquant des besoins des femmes dans la Commune en partenariat avec le PNUD.

Ajouter un Commentaire