Publié le 06 mars 2020
La cessation des gaspillages dans les finances de l’Etat, telle est la principale raison ayant motivé le régime actuel à défendre l’idée de la dissolution de la chambre haute. Les indemnités allouées à nos parlementaires étant communément connues comme faramineuses, sa dissolution permettrait donc d’économiser quelques milliards d’Ariary supplémentaires. Bien avant sa prise de pouvoir, le régime actuel a déjà montré sa détermination de dissoudre le Sénat. Pourtant, jusqu’à ce jour, sa concrétisation commence à devenir de plus en plus douteuse. La principale difficulté étant les contraintes d’ordre procédural et législatif que doivent respecter les dirigeants pour rendre effective la dissolution d’une institution de l’Etat comme le Sénat. La Haute Cour Constitutionnelle ayant déjà donné son avis à ce sujet. La population doit impérativement être consultée avant de procéder à la dissolution du Sénat. Le régime n’a donc eu d’autre solution que de réduire d’effectif des sénateurs qui siègent au palais d’Anosy kely. Depuis, le sujet a été passé sous silence. Actuellement, avec l’annonce de la CENI d’une nécessité d’organiser les élections sénatoriales avant la fin de cette année 2020, le sujet refait surface. Rien que pour organiser cette élection, l’Etat devra encore faire des dépenses supplémentaires. Les démarches tendant à la dissolution du Sénat devraient donc être poursuivie pour éviter d’autres dépenses. Les sommes qui pourraient y être économisées devraient être destinées à la création de nouvelles universités au niveau des régions de l’île.
Ranaivo