Publié le 27 mars 2020
D’après la confirmation de l’Agence de médicament de Madagascar, aucun laboratoire n’a obtenu l’ autorisation de mise sur le marché de tout produit à base de chloroquine phosphaté .Or, certains dépôts de médicaments et de pharmacies proposent ce produit sur le marché. Dans certaines regions, à savoir l’Alaotra Mangoro, les gens se bousculent pour s’en procurer, l’achat serait même limité à trois plaquettes par personne. Les Tananariviens s’approvisionnent auprès de leurs proches ou amis dans les autres régions. A l’Ordre national des pharmaciens de mettre alors en garde quant à la détention et la délivrance du chloroquine sans autorisation. “Tout pharmacien qui détient et s’adonne à la dispensation de produit non autorisé s’expose à des sanctions et à une traduction en conseil de discipline”, affirme-t-il. Mais la panique gagne la population pour que tout et n’importe quoi en valent la peine. C’est la raison pour laquelle le prix du citron, du gingembre, du ravintsara, du kininimpotsy et tout autre remède de grand-mère a connu une hausse phénoménale vu la hausse de la demande. Outre cela, les produits et équipements pharmaceutiques pour la prévention du Covid-19 ont également connu une hausse sur le marché. Parmi eux, le chloroquine qui était autrefois utilisé pour le traitement du paludisme. Effectivement, les bruits courent selon lesquels le chloroquine pourrait prévenir, voire même la nouvelle forme de coronavirus. Or, ce médicament pourrait présenter un danger pour la santé. L’auto-médication n’est pas recommandé car “le surdosage induit notamment des troubles cardiovasculaires graves et potentiellement mortels”. Depuis quelques jours, l’on ne parle plus que de ce médicament. Des essais cliniques sont actuellement en cours en France, mais les médecins qui pensent que la chloroquine pourrait présenter un intérêt pour le traitement du coronavirus, sont partagés. A Madagascar, les malades sont traités par des médicaments qui s’avèrent les plus efficaces actuellement. En ce qui concerne la prévention, les chercheurs malgaches encouragent l’usage des remèdes de grand-mère. l’Institut malgache de recherche appliquée (IMRA) a également mis au point une formule pour prévenir la maladie. Cautionnée par l’État et l’OMS, cette formule va être disponible sur le marché. Elle sert principalement à renforcer les anticorps pour aider l’organisme à contrer le virus.
Annie N.