La Gazette de la grande ile

Chronique : Horizon économique, Les garanties d’un avenir sécurisé

Publié le 27 mars 2020

C’est logique et prévisible, comme toutes les guerres dans le monde, l’invasion du coronavirus sur le territoire de Madagascar apporte son inévitable lot de destruction et de dégâts collatéraux. Les impacts les plus flagrants peuvent être constatés d’ores et déjà dans divers secteurs de l’économie (les épiceries et bien sûr le secteur informel), le panier de la ménagère ainsi que le pouvoir d’achat des couches les plus défavorisées. Pour avoir une vision précise de cet état de chose, il n’est pas nécessaire de se prévaloir de diplômes universitaires. Il suffit de voir et de constater le nombre de magasins de distribution des denrées de première nécessité et les étals des maraîchers et vendeurs de légumes en rupture de stocks parce que les fournisseurs ont des difficultés pour les approvisionner. Les conséquences sont considérables à court comme à long terme.

Heureusement qu’au niveau du pouvoir central, on a déjà prouvé que conscient de ces problèmes incontournables, les décideurs avaient prévu et devancé les cris de détresse de l’opinion. L’ampleur de la panique était telle qu’on pouvait lire dans les dépêches internationales que «la semaine passée, les représentants des industries malgaches ont à leur tour appelé les autorités à l’aide. Certaines sont en rupture d’approvisionnement depuis plusieurs semaines. D’autres craignent la faillite suite aux mesures de confinement recommandées. Les industriels enjoignent l’État à faire un geste en urgence envers les entreprises pour éviter la faillite et les licenciements massifs. Un message visiblement entendu par le gouvernement.»

Les craintes de Hassim Amiraly le président du Syndicat des Industries de Madagascar à propos de l’éventualité du chômage technique et des répercussions sur notre économie étaient non seulement bien reçus, mais surtout pris au sérieux et en considération. Sur le plan administratif avec des mesures d’ordre financier réalisables en temps réel, la réaction officielle des responsables étatiques a été prise sans tarder. Des interventions dans ce sens ont été décidées par le gouvernement «au niveau des charges patronales et au niveau de la CNAPS et paiement des organismes de santé interentreprises, de reporter jusqu’à fin juillet les déclarations du premier trimestre. L’objectif étant de dégager de la trésorerie pour les entreprises afin qu’elles puissent garder un maximum d’employés payés au sein de leur entreprise. C’est valable pour toutes les entreprises. (…) Des mesures applicables dès aujourd’hui, pour soutenir les entreprises locales (…) à condition évidemment qu’elles soient en règle avec le fisc et la Caisse nationale de prévoyance de sociale.». Comme si cela ne suffisait pas le régime en place hautement conscient du drame qui frappe de plein fouet une population déjà malmenée par un passé pas très flatteur pour des prédécesseurs égoïstes et véritables grands voleurs, avait consenti un filet de sécurité approprié pour une masse réellement dans le besoin. Le président Andry Rajoelina s’est penché aussi sérieusement sur les cas d’un prolétariat qui a plus besoin de secours financiers d’urgence charitablement accordés par un Chef d’Etat élu à l’écoute de ceux qui ont glissé dans l’urne le bulletin n°13 par conviction, par choix et par nécessité. Avec les fournitures de «Vary mora » à l’appui…Jusque là, la locomotive du TGV a fait un parcours admirable sans faute dans le cadre de la lutte contre cet ennemi invisible. Il lui reste à prouver pour la Fête du 26 Juin prochain jour du 60ème anniversaire de notre indépendance, comme le palmarès de l’équipe des BAREA, en prenant le taureau de l’impunité par les cornes, qu’il a bien la situation en main avec un bilan positif sur les résultats éloquents des exploitations minières et halieutiques surtout. C’est l’assurance unique pour ne plus être soumis et à la traîne de l’humiliante mendicité internationale aggravée par le fardeau de la dette.

Autrement, imitons les dirigeants Chinois : il faut mettre les ministres et les dirigeants de KRAOMA sûrement corrompus défaillant «en confinement» dans des prisons. Des responsables qui se permettent d’affamer pendant plusieurs mois tout le personnel sous leur autorité méritent sanctions exemplaires.

Lire aussi