Publié le 08 juin 2020
Depuis que la lutte contre le Covid-19 avait mobilisé le régime et le pays tout entier à Madagascar les flots des aides internationales et des prêts sont surveillés à la loupe et suivis de près par les médias qui rapportent que le «confinement ne veut pas dire hibernation de la société civile ni de la responsabilité citoyenne.(…)Les organes vont jusqu’à faire état que « Détournement d’aides, favoritisme, corruption : la situation d’urgence que vit le pays favorise le manque de transparence,(…)la gestion financière des dons et des prêts ainsi que le suivi et la distribution des aides octroyées fait tiquer la gestion financière des dons et des prêts ainsi que le suivi et la distribution des aides octroyées fait tiquer. » Prétextes et occasions rêvés pour les grands perdants frustrés de la course à la récente course à la présidence et les détracteurs de service du régime pour s’en prendre à Andry Rajoelina en personne afin de diaboliser les efforts du système en général dans le but de saper le pouvoir. Alors que chose étrange et inacceptable les mauvaises pratiques financières et activités punissables de ces anciens présidents Ravalo, Rajao, l’ancien Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana et des membres de gouvernement tels que Reboza, Vonintsalama Andriambololona, Paul Rabary, Rolland Ratsiraka ainsi que tant d’autres personnalités présumés impliqués jouissent d’une impunité de fait. C’est difficilement compréhensible que la Haute Cour de Justice jusqu’à ce jour ne semblent pas du tout s’intéresser à ces dossiers sur des contrats publics fictifs des détournements de fonds publics…C’est la faute à l’obscurité des textes de la loi ou bien c’est parce que reconnaissance du ventre oblige ? Serait-ce parce que certains dirigeants de la Haute Cour de Justice ont été nommés par Hery Rajaonarimampianina ?
Il est de notoriété publique que la présidence de Marc Ravalomanana confirmée par les révélations de Madagate sous le titre «Les comptes de faits ». «Au début donc, la société Tiko a été créée, mi-1980, grâce à l’appui financier de la Banque mondiale, à travers la Société financière internationale ou SFI(…) et que pendant «près de 7 ans, Marc Ravalomanana s’obstine à détruire le tissu économique malgache à son seul profit et au profit de multinationales et autres sociétés étrangères qui n’ont rien de philanthropiques pour un sou(…)Une fois au pouvoir, ce sera la porte ouverte à tous les abus financiers effectués sur le dos de la Nation même. Nation qui, rappelons-le, est composée du peuple. Ayant créé la société Alma (« Asa Làlana Malagasy » ou Travaux routiers malgaches), tous les marchés publics de bitumage de la ville d’Antananarivo,(…) Au début donc, la société Tiko a été créée, mi-1980, grâce à l’appui financier de la Banque mondiale, à travers la Société financière internationale ou SFI(…) Pour le dossier n°6 992-Rp/09/16-Cr/J3/09, relatif à l’achat du terrain sis à Andohatapenaka sur la route digue, Marc Ravalomanana a été condamné à 5 ans de travaux forcés. Il avait acquis ce terrain qu’il a fait remblayer avec l’argent de la région Analamanga, des deniers publics donc. Un montant de 3.654.140.000 Ariary exactement. Purement et simplement détournés grâce à Fidy Ratsimbazafy alors chef de la région, accusé d’abus de fonction. Concernant le fameux Boeing « Force One II », Marc Ravalomanana a été condamné à 4 ans d’emprisonnement ferme pour avoir fait acheter ce Lear Jet pour un prétendu montant de 60 millions de dollars. Achat réalisé par l’ancien ministre des Finances Haja Razafinjatovo, évaporé dans la nature. Cet argent a été décaissé du port de Toamasina et celles des assurances Aro.» Le quinquennat inachevé de Hery Rajaonarimampianina a été marqué par plusieurs scandales de corruption très médiatisés sur le « favoritisme » et le « faux et usage de faux » dans l’attribution de marchés publics. Son nom serait également cité dans cette affaire concernant l’ex-ministre des Finances. » Lequel ministre de Finances «Arrêté mercredi 21 mars, Jean Razafindravonona, ancien ministre malgache des Finances et du Budget, est actuellement en détention provisoire (…) « Il est impliqué dans un cas de dépenses liées à des contrats publics fictifs », a déclaré Benjamin Ratovoson, responsable du secteur d’Antananarivo du Bianco.(…) La mise en détention de Jean Razafindravonona intervient quelques semaines après la publication de l’indice de perception de la corruption de Transparency International. Accusant un recul pour la deuxième année consécutive, la Grande Île y est désormais classée 155e, sur 180 pays, perdant ainsi dix places ». Pour minimiser et banaliser des faits compromettants alors qu’il est lui-même sérieusement compromis, le Chef de gouvernement de l’époque Olivier Mahafaly Solonandrasana ose avouer: «Tout le monde est responsable, et le gouvernement demande des actions concrètes des fonctionnaires pour la lutte contre la corruption.» Un pareil aveuglement ne passe pas inaperçu pour le juge Clément Jaona qui dénonce au micro d’AFP «un système de deux poids deux mesures » pour affirmer clairement : « Lorsque c’est un proche du régime qui est accusé, alors les poursuites s’arrêtent rapidement après intervention de hautes personnalités de l’État, mais lorsque c’est un membre de l’opposition qui est accusé, l’emprisonnement ne tarde pas »… Venons-en maintenant à cette tendance visiblement mal intentionnée de s’acharner sur Andry Rajoelina pour le culpabiliser de manière systématique en fermant les yeux sur les péchés mortels de ses prédécesseurs et cette inertie flagrante de la Haute Cour de Justice à l’endroit de ces derniers. Les textes de la Loi Organique N°2014-043 relatifs à cette haute institution sont limpides. Pour «renforcer l’Etat de droit » et corriger la situation de «deux poids deux mesures » afin que «désormais l’opinion publique sera rassurée que les hauts dignitaires de l’Etat ne sont pas au-dessus de la loi », il est prévu conformément à l’article 133 de la Constitution que dans les articles 12 et 13 de la loi organique citée «la Haute Cour de Justice est compétente pour connaître des actes accomplis liés à l’exercice de ses fonctions », par le président de la République et les autres chefs d’institution ainsi que des membres du gouvernement. L’article 34 que la loi organique précise que même bénéficiant « d’une immunité jusqu’à la fin de son mandat » en cas de poursuite contre le Président de la République le 2ème alinéa de l’article 34 confirme que «la procédure y afférente ne peut être engagée devant les juridictions de droit commun qu’après un délai de six mois à compter de la cessation de son mandat. » Et que selon l’article 35 du même texte, «Toute personne physique ou morale peut porter requête contre les personnalités visées par l’article 133 de la Constitution des actes qualifiés de crimes ou délits accomplis, liés à l’exercice de leurs fonctions au moment où ils étaient commis. » Requête adressée au Procureur Général de la Cour Suprême qui a l’initiative de la poursuite. » Qu’est-ce qui nous retient tous d’agir alors que tous ces grands voleurs passent leur temps à dénigrer à tort Andry Rajoelina un président en exercice légalement exclu de la liste des personnes poursuivables. Pendant que les Ravalo, les Rajao et complices les narguent ?