La Gazette de la grande ile

LES IMAGES DANS LES MOTS : Un avenir qui craint

Publié le 08 juin 2020

La question que tout le monde se pose actuellement c’est : « Qu’est-ce qu’il y aura après cette pandémie ? » Une question dont la réponse reste jusqu’à maintenant floue malgré les prévisions. Il y a l’adage qui dit qu’après la pluie le beau temps mais ce qu’on doit reconnaître c’est que la pluie doit apporter un ravage et la reconstruction demeure un grand travail que tout un chacun doit s’y mettre. Mais il y a également un grand souci, est-ce qu’on arrivera vraiment à combattre ce virus ou doit-on vivre avec cela pour toujours ? Est-ce qu’on doit entreprendre ces gestes dites « barrières » qui, effectivement, nous éloignent les uns les autres ? La distanciation sociale de 1 mètre, le port de masque, le fait de ne pas se serrer les mains ni de s’embrasser, doit-on vivre avec cela ? Est-ce qu’on arrivera à vivre de cette façon ? Parce que ce sont des gestes qui sont loin d’être des habitudes pour les humains, encore moins pour les gens dans des pays en voie de développement où la foule est présente dans la vie quotidienne, où les marchés sont toujours pleins parce que les marchands sont aussi nombreux que les acheteurs. Il y a eu des épidémies qui ont fait des victimes partout dans différents pays comme les différentes grippes, le choléra ou encore la peste mais on a pu gérer cela même s’il y a toujours des petits cas ici et ailleurs. Plusieurs personnes ont déjà perdu leur vie à cause de cette pandémie, est-ce qu’il y aura encore plus ? Jusqu’à ce qu’on trouve un vaccin contre ce virus, qu’est-ce qui se passera ? Doit-on rester confiné pour ne pas qu’on attrape le virus ni le propager ? Parce que vivre ne s’agit pas seulement de se protéger et survivre à une maladie, il faudra également sortir pour trouver à manger et à faire manger sa famille. Quelles mesures le gouvernement (et les gouvernements de tous les pays) prend (prennent) pour remettre en état ce que ce cyclone a détruit ? L’économie a subi des ravages extrêmes et cela affectent évidemment le social, cela appauvrit ceux qui sont déjà pauvres et même les plus riches ont du mal à se redresser. En voyant l’évolution des chiffres à Madagascar, les Malgaches continuent à avoir peur, peur du virus mais peur également de leur avenir et de leurs descendants. Un flou que tout un chacun a la responsabilité de combattre.

Riri

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