La Gazette de la grande ile

Viols sur mineurs … Tifania et les autres

Publié le 05 novembre 2020

Heureusement qu’il y a la police nationale qui n’attend pas de se réunir pour sortir des déclarations à la bien pensante. Heureusement qu’il y a la police nationale qui n’a pas besoin de titre mirobolant d’ambassadrice de la lutte contre les violences basées sur le genre. Heureusement qu’il y a la police nationale qui n’attend pas des plaintes pour ouvrir des enquêtes. Dans la frénésie de notre quotidien morose entre les masques anti-Covid, la famine dans le Sud et le spectacle permanent devenu une culture… Des enfants succombent, car victimes de viol, des enfants meurent après avoir subi des viols dont les auteurs sont des proches.

Le silence radio du Ministère de la population et ses directions chargées de l’enfance, le silence radio des juges notamment les juges des enfants, le silence radio de la Première Dame aux abonnés absents, car loin du pays, le silence radio de toutes ces personnes bien pensantes et qui ont des responsabilités… contraste grandement avec l’indignation, l’interpellation, l’horreur dénoncée par ceux que certains commis de l’Etat appellent “imbéciles”. C’est toujours sur le tard et après que les gens se soient offusqués que les zélateurs du pouvoir se sont mis à relayer un post de l’Association Fitia. Le dais royal était plus important. Tandis que les Facebookers sont horrifiés par ces crimes immondes, ces viols sur mineurs, certaines responsables elles, montent très vite au créneau pour défendre les critiques émises sur les études des enfants du Président de la République. N’y a-t-il pas plus important, que de parler des enfants et défendre des enfants? Si certains trouvent à redire sur les études des enfants du Président de la République, nous nous en désintéressons superbement.

Nous nous intéressons plus, en interpellant, à ces cas successifs de viols sur mineurs ; à ces adultes qui trouvent un malin plaisir à s’en prendre à des mineurs ; à ces humains qui continuent de montrer ce qu’ils ont de plus vil, de plus mauvais, comme si “le pire n’est jamais certain” ; à ces autorités qui accordent la liberté à ces criminels notoires et qui récidivent… et nous ne pouvons pas nous empêcher, et c’est humain, de vouloir songer aux droits des criminels qui demeurent humains sans que rien, pas même le minimum de soutien psychologique, ne soit apporté aux victimes. Des enfants mineurs meurent, car ils ont été violés et violés par des proches… car ceux que l’on considère comme proches sont également les pires personnes qui brisent nos enfants, qui brisent l’enfance de nos enfants. Les priorités dans notre pays sont nombreuses, mais certaines sont si futiles face à l’ignobilité qui touche nos enfants. Tant que ça ne touche pas les enfants de ces autorités qui décident de tout, cela paraît lointain… les projets de 24eme Région, les questions de mariage entre personne de même sexe, la restitution du dais royal et tant d’autres sont aujourd’hui pour nous des futilités et un politique spectacle face à tous ces drames et violences que subissent nos enfants jusqu’à ce que mort s’ensuive. Si c’est la Première Dame qui est la voix autorisée, qu’elle s’exprime et elle aurait dû le faire depuis plusieurs jours. Elle est loin du pays et ceux qui sont là ne savaient certainement pas quoi faire et ont peut-être attendu les consignes.

Ce n’est que plusieurs jours après et plus de 24 heures après le décès de la victime qu’ils se sont mis à relayer un post de l’Association Fitia. Attendra-t-on d’autres Tifania ou va t-on attendre que les choses se tassent, car ça finit toujours par se tasser ? Une enfant de 7 ans est mort, car violée à plusieurs reprises… pour beaucoup, c’est un viol de plus, un décès de plus… pour beaucoup, c’est un monde de fous dans lequel grandissent leurs enfants.

La Gazette

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