Publié le 12 novembre 2020
La pandémie de Covid-19 a fait des ravages à l’échelle internationale et continue encore d’en faire que ce soit dans les pays développés, sous-développés ou en voie de développement. Seulement, dans les pays pauvres, la situation est un peu plus délicate car les pauvres ne peuvent pas se permettre de rester longtemps confinés à ne rien faire vu qu’ils vivent au jour le jour. Ils ne peuvent manger sans argent. On a constaté ce genre de situation à Madagascar où la population malgache n’a point respecté les consignes par rapport au confinement et a continué de sortir car il y a aussi la faim à combattre. Autrement dit, à choisir entre mourir de faim ou du coronavirus, le choix n’est pas du tout difficile et la situation qui a prévalu dans le pays en est la preuve.
Au lieu de rester en sécurité chez eux, nombreux sont ceux qui sont sortis pour chercher de quoi se nourrir d’autant plus que la gestion des distributions d’aides sociales laissait à désirer. La crise a mis en évidence la fragilité du pays qui est de plus en plus chétif avec le temps. La fragilité, le genre et le changement climatique seront au centre des discussions lors du sommet « Finance en Commun », organisé en mode virtuel les 11 et 12 novembre dans le cadre du Forum de la paix qui se fixe l’objectif d’une réponse concertée et collective face à la pandémie de Covid-19. Akinwumi Adesina, président de la principale institution multilatérale de développement en Afrique, coprésidera avec Rémy Rioux, le directeur général de l’Agence française de développement, la séance plénière, point d’orgue du sommet qui rassemblera près de 450 banques publiques de développement. Ensemble, ils animeront une discussion dédiée au dialogue entre les banques publiques de développement et les autres acteurs de l’écosystème du développement : secteur privé, ONG et société civile. Ils en profiteront pour rappeler la pertinence des Objectifs de développement durable et le rôle central des banques multilatérales et publiques de développement dans la mobilisation de moyens pour les atteindre.
Ce premier sommet mondial des banques publiques de développement doit permettre de construire une nouvelle coalition d’institutions financières consacrées au développement pour faire face aux nouveaux défis mondiaux liés à la crise du Covid-19 et réorienter leurs financements vers une croissance inclusive prenant en compte les engagements de l’Accord de Paris et les Objectifs de développement durable. En tout cas atteindre le développement est encore un défi de taille pour les pays comme Madagascar.
Jean Riana