Publié le 02 février 2021
La ministre de l’Eau a signifié que le changement climatique a beaucoup impacté l’environnement entraînant le tarissement des points d’eau de la capitale. Les arbres qui ornaient le lac de Tsiazompaniry ont été, par exemple, coupés, a-t-elle signifié. Ce qui a causé la diminution des précipitations dans cette zone. 46 points d’eau font actuellement l’objet d’études pour des forages à Antananarivo, a indiqué la ministre de l’Eau. L’eau qui provient de ces forages sera normalement destinée aux usages ménagers et non alimentaires, a-t-elle précisé. A propos de la gestion de l’eau à Madagascar, pourquoi le code de l’eau ne concerne-t-il que la consommation humaine (Loi n°98-029) alors qu’elle est également destinée à l’industrie, l’élevage ou la préservation de l’environnement en cette période d’amplification du changement climatique ? La nouvelle approche WASH « Etoile » utilisée dans les écoles à Madagascar a permis de réduire considérablement le taux de diarrhée chez les enfants, rapporte l’Unicef Madagascar. Cette approche consiste en une routine quotidienne sur le lavage des mains avec du savon, l’utilisation effective de latrines et l’accès à l’eau potable. Certes, beaucoup reste à faire concernant le secteur Wash. Madagascar est encore loin de ses engagements internationaux en matière de dépense pour le secteur Wash. Si les recommandations internationales estiment que la part du secteur Wash ne doit pas être en-dessous de 0,5% du PIB pour l’assainissement uniquement, à Madagascar cette part est de 0,3% du PIB en 2018 et 0,27% du PIB en 2020 pour l’ensemble du secteur. La société civile a dernièrement dénoncé la faiblesse de l’Etat en matière d’investissement dans le secteur.
Nandrianina A