Publié le 11 mars 2022
La journée internationale des droits de la femme est complètement inconnue chez nous et pour cause on est censé faire un bilan de l’avancée ou non de la lutte pour les droits de la femme,de la lutte pour l’égalité des droits hommes-femmes, on est censé regarder au moins la convention internationale sur la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes et voir où nous en sommes à Madagascar. Au lieu de cela, de ces bilans et réflexions fondamentales sur les avancées ou les retards ou les régressions, la journée du 8 mars est devenue “la journée de la femme” et une journée au cours de laquelle les femmes vont défiler devant la Première dame et d’autres autorités, au cours de laquelle elles vont exposer l’artisanat qui est fait dans leur Région mais qui n’est pas forcément le fait exclusif des femmes alors qu’il s’agit de mettre en avant leurs initiatives, leurs créations, l’impact de ce qu’elles font, elles ne vont pas aller travailler et vont faire de la zumba, manucure, pédicure, aller au restaurant entre femmes ou être invitées par les hommes. La célébration de la journée internationale des droits de la femme est devenue pour certaines l’occasion de dire qu’elles ont des avantages par rapport aux hommes et que c’est “leur” journée d’où ces expressions “bonne fête !”. Fête-t-on la pleine réussite de la lutte pour les droits de la femme? Ou que fête-t-on au juste? On défile, on chante, on danse et quel est le bilan des droits de la femme à Madagascar ? Il serait bon de revenir à l’essentiel et de se rappeller qu’il ne s’agit pas de fêter la journée de la femme mais de célébrer la journée internationale des droits de la femme et donc de se focaliser sur ses droits pour lesquels il faut encore lutter !
Les femmes de la Rédaction