Publié le 15 mars 2022
On attendait les noms des nouveaux ministres, puisqu’a priori le Premier Ministre serait maintenu, et puis finalement rien, ce week-end. Sûrement que les tractations sont difficiles, sûrement que la prise de décision est difficile et elle ne peut être que difficile quand le critère de compétence n’est pas le plus important et que l’on est à quelques mois des échéances des élections présidentielles. Il y a plusieurs ministres qui ne font plus l’unanimité et il n’est nul besoin de grandes compétences en politique pour se rendre compte que même si la question de confiance est importante en politique, il faut aussi la compétence. Il est évident que la compétence fait pas mal défaut à certains hommes et femmes de confiance du Président de la République et que bon nombre de ces hommes et femmes de confiance du Président ont donné une très mauvaise image du régime et finalement, du Président de la République. Même si la très grande majorité des maquettes sont restées au stade de maquettes, et que les promesses mirobolantes en réalité ne pouvaient être réalisées que si le régime trouve un financement, peut-être encore que la population aurait pu fermer les yeux sur tout cela, car les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Mais quand en plus de ces promesses non réalisées et la prétention de faire tout ce qui n’a pas été fait en 60 ans qui finalement se manifeste par une claire régression du pays, il y a des incompétents notoires et des responsables indignes de la fonction, tout cela ne pardonne pas à une population à genoux, car affamée. Les chances pour le chef de l’Etat d’essayer de regagner la confiance de la population va se trouver dans son choix de nouveaux ministres et même si tout est verrouillé, à la HCC et au CENI, les urnes parleront si les élections seront réellement transparentes et reflétant le choix réel des électeurs.
La Gazette