La Gazette de la grande ile

FFKM : Mialà ! (2ème partie)

Publié le 16 juin 2022

Pour justifier leur désaccord au sujet de la proposition de loi sur l’ITG (Interruption Thérapeutique de Grossesse), les pontifes du FFKM (Conseil Œcuménique des Eglises Chrétiennes) se présentent comme les gardiens des valeurs et traditions malgaches. Quels clowns ! Ils ne sont les gardiens de rien du tout. Ils sont tout au plus les sentinelles de leurs petits privilèges terrestres. Leur attachement aux honneurs est grotesque et très éloigné du précepte d’humilité enseigné par le Christ.

Si le FFKM n’a aucun respect pour les femmes qui désirent avorter à la suite d’une grossesse résultant d’un viol ou d’un inceste, il n’y aucune raison pour que notre journal manifeste le moindre respect pour le FFKM. Bien au contraire, au risque de paraître iconoclaste, notre journal va continuer sa croisade contre la volonté du FFKM d’instaurer une théocratie dans la Grande Ile.

Le FFKM se prend pour un modèle indépassable et incontournable lorsqu’il s’agit d’arbitrage et réconciliation politique. C’était peut-être vrai, il y a un quart de siècle. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Au fil des années, austère comme un monastère, le FFKM est devenu ringard, car il a été incapable de se remettre en cause et d’évoluer.

Ce n’est pas la proposition de loi de la Députée Goulamaly qui est inique, c’est le FFKM qui est cynique. En effet, au lieu d’être à l’écoute du trauma des femmes enceintes après un viol ou un inceste et les aider à retrouver la santé, la paix et la dignité, le FFKM préfère protéger les prêtres et pasteurs pédophiles.

M. GASPARD

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