Publié le 15 novembre 2022
Actuellement les trahisons sont légions dans toutes les sphères d’activité. Effectivement les milieux comme la politique, les affaires, le sport, les amis, la famille sont exposés à cette tare comportementale qui existait depuis des millénaires, à l’instar de la traitrise de Judas envers Jésus.
Notre vie sur terre en est parsemée, et personne, oui personne ne peut se targuer d’être à l’abri de ce mal qui mine la société. Pour qu’il y ait trahison, il faut d’abord adhérer à une pensée ou à une action, avant de se retirer de cette dernière en prenant une autre voie que celle convenue d’une manière officielle ou non dite. En bref, la trahison est une traîtrise, une infamie, une scission ou un coup de poignard dans le dos…
Pourquoi avoir parlé de trahison ? Parce qu’en fait, elle est partout, à tout instant, et elle nous guette comme une hyène qui attend sa proie. Le pire est qu’elle est d’une patience avérée, et toujours elle sévit au moment où l’on ne s’y attend pas. Pour sûr, elle fait mal à ceux qui la subissent, si bien qu’elle fût à l’origine d’un dicton : « Que Dieu me garde de mes amis, de mes ennemis je m’en charge ».
Les causes de la trahison sont de diverses motivations ou d’intérêts comme :
- la perspective de gain d’argent,
- de vouloir supplanter un leader pour sortir de l’ombre,
- d’affirmer sa personnalité,
- d’avoir subi une vexation par une non reconnaissance de soi,
- d’avoir été dépité par un rejet,
- sous la pression d’un chantage…
Ces diverses raisons évoquées ci-dessus expliquent la valse de nos politiciens en termes de retournements de vestes qui nous dérangent dans la déontologie comportementale qu’ils doivent véhiculer pour rassurer le peuple en quête de modèle. Cette attitude est jugée cavalière car elle est l’apanage d’un traître à sa source originelle, pour se mettre au profit d’un intérêt personnel.
Alors comment faire pour avoir confiance en ces caméléons de la société qui changent selon leur environnement, démontrant ainsi le peu de considération qu’ils ont pour ceux qui ne sont plus utiles à leur ascension sociale ? Il est clair qu’on peut ici se fier à l’adage « Souvent fille varie, fol qui s’y fie ». Effectivement, il est suicidaire de faire son chemin avec un explosif volatile pareil. A la moindre anicroche, ce genre de zigoto sera le premier à vous renier et à dire à tout va du mal de vous pour assouvir ses intérêts.
Choisir ses compagnons et ses collaborateurs dans un pays comme Madagascar, où on a rangé aux oubliettes l’honnêteté intellectuelle, est tout simplement un parcours de combattant. C’est vrai que le sens de l’éthique est en train de disparaître doucement mais sûrement de notre horizon. Il est amer de constater que le manque d’éducation fait ses ravages dans tous les domaines. Le mieux est de se plier au bon sens populaire stipulant « Qui a bu boira », et de donner leurs chances aux femmes qui d’après les sondages sont plus travailleuses, moins corrompues et moins vénales que les hommes.
Max Randriantefy