Publié le 17 novembre 2022
L’association Fitia est une Organisation non gouvernementale (ONG) caritative fondée et dirigée par l’actuelle Première Dame, de la République malgache Mialy Rajoelina, œuvrant dans les actions sociales en faveur des personnes les plus vulnérables. L’Association intervient dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’accompagnement des personnes en situation de grande vulnérabilité. Elle a pour mission de soutenir la lutte contre les violences basées sur le Genre et le mariage précoce, le planning familial, le handicap, etc. L’association Fitia œuvre dans plusieurs domaines et la Première Dame n’arrive plus à mener à bien sa mission en tant que Champion de la lutte contre les Violences Basées sur le Genre.
A titre de rappel, la Première Dame a été nommée en tant que Championne de la lutte contre les Violences Basées sur le Genre depuis 2019 par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). Une incompétente qui devrait donner la place aux plus investis dans cette lutte. La Première Dame qui s’affiche comme étant la mère de tous les Malgaches, fait la sourde-oreille devant le phénomène alarmant de toutes sortes de violences. C’est évident puisqu’elle passe la majeure partie de son temps à l’étranger. On assiste à une certaine recrudescence des cas de violences en tous genres, en particulier les viols perpétrés sur les mineurs et les personnes vulnérables, si l’on se réfère aux actualités locales. Des mineurs, victimes de viols, c’est tout simplement devenu habituel dans le quotidien des Malgaches. L’association Fitia est inactive et budgétivore. La lutte contre la violence basée sur le genre est sous la première responsabilité de l’association, mais aucun résultat palpable n’est constaté. La création de cette association n’est qu’un prétexte pour obtenir des financements extérieurs.
D’ailleurs, les autorités judiciaires ont beaucoup à faire. Les juridictions malgaches seront toujours à la merci des préjugés. La corruption au sein de la justice est pointée du doigt ! Dernièrement, une fille de 13 ans a été violée à Soavinandriana et dispose d’un certificat médical confirmant que l’état de l’enfant. Le tribunal de Miarinarivo a accordé une liberté au violeur. Où est le ministère de la Justice face à cette situation ? La recommandation du mandat de dépôt systématique pour les personnes suspectées de viol est tout simplement devenue une aubaine pour les voraces de dénonciations injustes. On ne sera jamais loin des corruptions en tous genres, avec une législation malgache ouverte à toute décision des procureurs et de leurs substituts faisant que la confiance des justiciables en la justice malgache sera encore loin d’être gagnée. L’augmentation actuelle des cas de viols sur mineurs est devenue un mythe ou une réalité, avec la nouvelle politique pénale malgache.
Nandrianina