Publié le 21 novembre 2022
Le 20 novembre est la journée mondiale des Droits de l’Enfant. Madagascar est l’un des pays qui ont ratifié la Convention relative aux Droits de l’Enfant, une convention qui contient une cinquantaine d’articles censés protéger les enfants et les diriger vers la bonne voie. Ces droits publiés par les Nations Unies, notamment par l’Unicef, l’entité qui prend en charge la protection de la mère et l’enfant, sont méconnus par la généralité des enfants et des parents malgaches, même ceux qu’on croit disposer d’un bon niveau d’étude pour comprendre. Dans cette convention, on parle de cinq droits fondamentaux de l’Enfant, à savoir le droit à l’identité, le droit à la santé, le droit à l’éducation, le droit à la protection et le droit à la participation. Dans les pays en voie de développement comme Madagascar, presque tous ces droits fondamentaux ne sont pas respectés, ni par la société, ni par l’Etat, ni par les concernés eux-mêmes. Quand on parle de droit à l’identité, beaucoup d’enfants naissent encore comme des bêtes, si on peut le dire ainsi, des bêtes sauvages mêmes qui ne savent pas donner des noms à leurs progénitures, car même les animaux domestiques ont encore des noms octroyés par leurs maîtres. Mais il y a des enfants qui n’ont pas de vrais noms et qui n’ont pas d’acte officiel de naissance et qui se fichent même après de toute position officielle. Ils ont des petits noms et en conséquence, ils n’ont aucun avenir, car même leurs noms n’existent pas. La pauvreté et l’ignorance poussent certains parents, parfois les plus démunis, à négliger tout acte officiel. Beaucoup de ces enfants ne bénéficient d’aucun soin médical, sauf s’il y a des organisations bénévoles pour s’en occuper. Les enfants de rues sont dépourvus de leurs droits à la santé. Quand on parle de droit à l’éducation, certains enfants vont dans les Epp, mais qu’en est-il des autres enfants qui n’y ont pas accès. Certains parents négligent l’éducation des enfants, comme ce qui se passe parfois dans les campagnes où on oblige les enfants à travailler. Ces actes nuisent au développement du pays, car un enfant peut être celui qui a les bonnes idées pour ce faire. Le droit à la protection permet aux enfants de vivre en paix, certains enfants subissent des maltraitances, comme les punitions infligées par les adultes, les abus sexuels, la traite et le travail des enfants, les pratiques traditionnelles préjudiciables et les mariages d’enfants. Les parents, la société et l’Etat ont le devoir de protéger ces enfants, qu’ils vivent dans les rues ou des maisons. Et enfin, le droit à la participation : dans une société démocratique, tous les citoyens ont le droit de participer, y compris les enfants. Il faudra qu’ils connaissent les informations adaptées à leur âge, qu’on les écoute, qu’on les associe aux prises de décisions. On a toujours négligé les enfants dans la société malgache alors qu’ils peuvent être la pépinière du développement. Bref, il faudra que chacun connaisse les droits de l’Enfant et l’appliquer afin d’arriver au développement tant attendu.
Riri