Sécheresse, séisme, peste …: On parle des sept plaies !

Cette sécheresse, un peu trop prolongée, frappe au plus haut point les esprits. Comme ses causes échappent à la compréhension, le fait provoque angoisse, désarroi et même affolement. La confusion des esprits est accentuée par la survenue de phénomènes tout aussi incompréhensibles : séisme, peste, expansion des feux de brousse, tarissement des fleuves, destruction des récoltes… La conjoncture est particulièrement propice à l’éclosion et au développement des thèses superstitieuses. Beaucoup parlent déjà des sept plaies rapportées par la Bible pour châtier le Pharaon et l’Egypte.  L’hypothèse gagne du terrain car les fléaux ressemblent à une punition dirigée contre des dirigeants « peu soucieux du peuple ».

L’actuelle succession de « plaies » est effectivement vécue comme l’expression de la colère de Dieu. Comme le Pharaon de jadis qui a été sanctionné pour avoir martyrisé le peuple d’Israël, les tenants de l’actuel régime seraient pénalisés pour défaut d’empressement à l’endroit de la population malgache. Plus préoccupés de leurs personnes, dit-on, ces dirigeants commettent divers péchés et transgressent gaillardement les prescriptions bibliques. On énumère le goût immodéré de l’argent et des honneurs, la pratique de la corruption et de la malversation, le déni de la démocratie et des libertés, l’égoïsme et l’attachement au pouvoir, etc. La fureur divine s’abat donc sur un pays où les dirigeants se prosternent devant le veau d’or et ont tourné le dos à Dieu.

On notera que les plaies d’Egypte ne se manifestent pas comme cela est décrit dans le livre de l’Exode. Mais les gens procèdent par rapprochement et trouvent à Madagascar les échos de fléaux qui ont dévasté jadis les bords du Nil. Ainsi le fleuve qui charrie du sang ressemble à cet Ikopa en voie de tarissement qui roule un mince filet boueux. Les furoncles et abcès qui sont apparus sur les corps ne peuvent être que les ganglions qui affectent actuellement les pesteux. Et l’hécatombe qui frappait les troupeaux a pour reflet actuel la quasi-disparition du zébu sous l’effet du vol de bœufs. Dans la capitale, l’assèchement du lac de Mandroseza et le tarissement de l’Ikopa font forte impression et ont, par exemple, poussé hier Edgard Razafindravahy, ex-maire de Tana-Ville, à lancer la recommandation suivante sur les ondes : « Que les dirigeants et le peuple malgaches se tournent vers Dieu et font acte de contrition… ».

La population, en tout cas, n’a pas attendu l’ex-maire pour se recentrer sur la religion. Comme toujours en pareil cas, on constate un net regain de foi et de ferveur. Si les gens se jettent dans les bras de Dieu, c’est parce qu’ils demandent aux dirigeants d’aller… au diable.

                                                                                                                Adelson RAZAFY

Commentaires   

0 #2 RAJESY 20-01-2017 05:51
Je ne ni pas cette thèse de sept plaies, mais je pense que c’est le résultat du non respect de l’environnement que dieu nous confié. Il y avait des milliards et des milliards investi pour préserver l’environnement, voilà les résultats. En effet, une évaluation sur le programme environnemental devrait être effectué depuis plusieurs années. Pensez y.
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0 #1 MAROZEVO 19-01-2017 20:47
Désolé de ne pas être de cet avis ! Se jeter dans les bras de Dieu pour venir à son aide, avec cette sècheresse qui sévit , c’est Le prendre pour un con ! Dieu n’a pas créé la sècheresse , c’est l’homme qui l’a provoquée…Zay namosavy ny zaza no tokony hitady vaha-olana !
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