Médicament illicite: Une prolifération inévitable…

Le taux d’accès aux services des soins de santé primaire dépassent à peine 50 %. L’insuffisance du personnel médical, des centres de santé de base et les prix exorbitants des soins en sont les causes principales. Vu le contexte actuel, la pauvreté pesante, à part les autres dépenses au quotidien des ménages,  la plupart des familles ne prévoient pas de budget pour couvrir les dépenses sanitaires (bilan, consultation médicale…). Et souvent, en cas de maladie ces derniers font  un recours inconditionnel au marché informel de médicaments, voire à l’automédication. Le contexte d’appauvrissement systématique et la réduction perpétuelle du pouvoir d’achat aggravent ces situations. Le recours au marché informel devient une solution la plus adaptée aux besoins des populations, vu que les établissements pharmaceutiques sont considérés plus chers et moins accessibles en termes de proximité sociale. Et face aux établissements « régulièrement frappés par des ruptures d’approvisionnement », leurs médicaments sont disponibles à moindre coût et de manière continue. Ambohipo reste le plus grand marché informel de médicaments de la capitale. La fermeture de FARMAD est l’un des facteurs menant à la prolifération des médicaments informels. S’ajoute à cela, la pauvreté et la baisse du pouvoir d’achat.

Malalanirina