Publié le 15 mars 2020
C’est le cri qu’on entend partout, dans les rues et dans les réseaux sociaux. Visiblement on voit que les Malgaches craignent que ce coronavirus baptisé COVID-19 ou 2019 COV arrive chez nous et provoquera ainsi des malheurs au niveau de la société malgache. Jusqu’à maintenant il y a plus de peur que de mal parce que d’après la déclaration des responsables de la santé aucun cas de coronavirus n’est détecté jusque-là. Il y a des malades soupçonnés sous surveillance à l’hôpital d’Anosiala, mais aucun cas n’est confirmé. Beaucoup de Malgaches proposent qu’on ferme la frontières, une idée qui a été surtout lancée par les opposants qui ont visiblement trouvé un motif pour qualifier les dirigeants d’irresponsables et immatures.
Marc Ravalomanana a déclaré cette semaine que l’équipe du régime devra prendre les dispositions nécessaires pour empêcher cette maladie d’entrer chez nous. L’ancien président est trop aveuglé par sa haine pour Andry Rajoelina qu’il ne voit plus les efforts entrepris par les responsables. Cette idée qui est relayée par des partisans de l’opposition qui réclame haut et fort la fermeture des frontières. Cette disposition est peut-être nécessaire mais ont-ils pensé à ce que cette action peut provoquer sur notre pays ? Madagascar est un pays qui est encore en voie de développement ou plutôt sous-développé et notre économie dépend de plusieurs paramètres nationaux et internationaux. Notre économie vit des différentes transactions internationales et si nous fermons totalement la frontières on ne peut ni importer les produits que nous pourrons avoir besoin ni exporter nos produits parce que nous-mêmes ne pouvons acheter nos produits locaux. Les échanges commerciaux datent des époques royales et nos anciens souverains ont su qu’on a besoin de cela. Déjà en ces deux mois où nous avons suspendu les vols vers la Chine, notre économie a connu une baisse. Une chose que nous devons nous rendre compte c’est que même si on ferme la frontières sans des surveillances strictes de nos côtes, il pourra toujours y avoir des malintentionnés qui feront entrer cette maladie de manière clandestine.
Comme dit un proverbe malgache : « on avance, grand-père meurt, on recule, grand-mère meurt », si on ferme la frontière, notre économie aura mal, on ne ferme pas, des Malgaches mourront. Dans tous les cas, c’est toujours un grand problème pour nous et quoi qu’il en soit le régime sera toujours le premier accusé pour ne pas avoir pris ses responsabilités. Quelquefois c’est normal parce que le régime est le premier responsable de tout ce qui se passe dans le pays, mais se protéger et prévenir est une affaire de tout un chacun. Alors il n’est point nécessaire de s’accuser entre nous, mais se donner la main pour le bien de notre pays.
Riri