Publié le 20 mars 2020
Une altercation tapageuse inutile a fait depuis deux jours les gorges chaudes des internautes des réseaux sociaux toujours friands de ce genre d’incidents, surtout lorsque deux hautes personnalités locales occupent de manière scandaleuse le devant de la scène. En public et devant une foule d’électeurs de la ville d’Antseranana, le nouveau Maire a été verbalement agressé par Jocelyne une Vice présidente de l’Assemblée Nationale. Esclandre involontaire ou pure provocation à l’endroit d’un premier magistrat de la capitale du nord décidé à ne pas laisser marcher avec arrogance sur ses plates-bandes, celle qui se prenait toujours pour «la voix de son Maître» (entendre par-là, Andry Rajoelina, le chef de file national de l’IRD), à qui elle fait toujours référence pour impressionner ses interlocuteurs et les pigeons qu’elle exploitait et manipulait.
La mésentente couvait depuis trop longtemps entre celui que la passionaria locale et ses ouailles considérait comme un traître à la cause en faisant cavalier seul sous la bannière candidat indépendant et réussissant à plate couture tous les rigolos que Jocelyne avait aligné pour prendre d’assaut la Commune Urbaine d’Antseranana. Tout le monde s’attendait qu’un jour ou l’autre la querelle éclate ainsi au grand jour. Non seulement la brouille avait pour cause profonde le succès du maire actuel qu’on considérait comme une véritable insulte, mais il y a également ces non-dits qui tapissent le climat politique local. Habituée à jouer la dominatrice avec sa prétention de toujours se prendre pour l’alter-égo du fondateur du TGV en personne, elle a le don d’irriter cette population très machiste qui accepte mal qu’une poule fasse cocorico chaque jour que Dieu fait. Ne nous faites dire ce qu’on ne veut affirmer. En tout cas personne ne peut affirmer que le mâle dans cette partie de notre pays n’aime pas la gente féminine. La vérité est que lorsque qu’une gonzesse se prend un peu trop pour ce qu’elle n’est pas du tout, alors là ce qui devait arriva… A force de trop faire pression dans des domaines réservés légalement par un Maire de la ville dans l’exercice normal des attributions qui lui ont été conférées par la loi, la parlementaire qui se considérait comme la Number One a dépassé la limite qu’il ne fallait pas franchir. Résultat : fort d’une expérience acquise au fil d’un mandat bien rempli qui lui a permis de rempiler, en face on ne se laisse pas faire. Pour une histoire d’ingérence dans la gestion financière des activités dévolues à la Commune Urbaine, en tant que député celle qui régente les activités bassement politicienne de la région dans des piètres conditions a été remis à sa place par Monsieur le Maire. Tout le reste n’est qu’une réaction colérique de frustration. Dommage que le président Andry Rajoelina soit réduit à supporter une pareille mégère qu’il n’arrive pas à apprivoiser. A la longue, elle finira par irriter les partisans indignés par ses comportements dédaigneux et méprisants peu honorables. Trop séductrice aux yeux de observateurs, à cause de crises de furie violente elle n’est guère très appréciée dans le panorama politique de toute la région du Diana : l’échec honteux des élections communales sont là pour le prouver.
Razafilahy