Secteur EAH: Demeure défaillant
La déconcentration du secteur Eau, Assainissement et Hygiène (EAH) est encore loin d’être effective vu que le taux d’accès à l’eau reste faible à l’heure actuelle. Effectivement de nombreuses localités n’ont pas encore accès à l’eau potable. Le faible taux d’accès à ces services sociaux de base reflète la défaillance du mode de gouvernance dans le secteur EAH. Actuellement, le taux d’accès est de 30 % dans 17 régions, ce qui est encore minime. Les communes éloignées restent à l’écart de tout processus de développement du secteur, dévoilant ainsi les lacunes dans le mode de gouvernance. Même au niveau de la capitale, le secteur s’avère toujours défaillant. De nombreux foyers ne disposent guère de latrine et font leur besoin un peu partout à l’air libre, il n’y à qu’à voir les rues de la capitale qui sont remplies de pisses et de merdes. Notons que ces cas nuisent fortement à la santé publique. Certes, il y a des WC publics, mais peu les utilisent car on doit payer 100 ariary pour uriner vu qu’il n’y a pas de monnaie à rendre. Les mendiants en tout genre n’ont point le moyen de payer cette somme et se soulagent en dessous des poteaux sur les bords de la route. Mis à part le problème de gouvernance, l’insuffisance de financement alloué à ce secteur demeure un problème à résoudre. Pour en faire profiter les communes éloignées, une décentralisation s’impose et cela ne peut s’effectuer sans financement. Jusqu’ici, même pas le tiers des communes à travers le pays dispose d’un service déconcentré en EAH.
Jean Riana