Transparence à Madagascar : totalement voilée

En matière de gouvernance, Madagascar est encore loin du compte, question transparence. Par ailleurs, la contre-performance en matière de lutte contre la corruption laisse à désirer. Bien qu’on a constaté un peu de volonté de la part du Bureau Bianco d’avoir eu l’initiative de s’en prendre à une personnalité d’influente telle que Claudine Razaimamonjy, la lutte n’est pas encore effective car la corruption s’est engrainée jusqu’à la moelle vu que même les instigateurs sont soutenus par le gouvernement. A l’exemple du ministre de la justice qui s’est interféré dans l’enquête effectuée par le Bianco concernant l’affaire. Vis-à-vis de l’affaire, il n’y a eu aucune transparence, nul n’est dupe face à la situation. Son évacuation forcée a été orchestrée depuis un certain temps. Par ailleurs, tous les spécialistes en médecine reconnaissent que sa maladie imaginaire ne nécessite nullement une évacuation sanitaire. Il paraîtrait que le ministre de la justice et le ministre de la santé avait engagé une procédure d’évacuation sanitaire du présumé malade de l’hôpital HJRA durant la soirée du 09 avril dernier. L’évacuation s’est effectuée hier vers 3h 30 du matin. Les médecins traitants se sont sentis outrés et prennent ainsi leur distance pour éviter une éventuelle pression venant du gouvernement. On va vers où avec la bonne gouvernance dans les services et affaires étatiques complètement corrompus. Le gouvernement s’insurge avec force dans cette affaire impliquant une affaire de corruption de grande envergure dont plusieurs milliards d’ariary à la clé. La bonne gouvernance est maintes fois citée par pure hypocrisie alors qu’il n’y a aucune transparence à la clé. Les abus de pouvoir font rage, les cas d’immunité sont tels que les proches du régime obtient d’un traitement de faveur assez particulier. La population malgache revendique manifestement son droit pour faire surgir la transparence dans tous les secteurs vu qu’il a tendance à disparaître. Le gouvernement est en train de prendre la population pour des prunes. On leur donne des muses en les faisant avaler des poires d’angoisses.

Jean Riana