Lanterne rouge: Des taximen protègent la clandestinité !

Tout comme n’importe quel changement dans la société, celui de la lanterne des taxis ville dans la capitale rencontre des résistances. Hier, ils étaient environ une centaine de propriétaires et de chauffeurs de taxi à se manifester contre la décision de la Commune urbaine.

Cette décision est née d’un projet d’un  jeune entrepreneur d’utiliser les taxis comme un support de publicité comme cela se fait partout dans le monde moderne. Dans la capitale, le support de limitera à la lanterne, les portières n’étant pas concerné.

Des discussions ont été engagées par le promoteur du projet avec les taxis. Un accord a été trouvé et le paiement d’une ristourne aux taxis a été acquis. Pour sa part, la Commune urbaine fonce sur le projet sur lequel elle gagne sans investir un seul mais aussi assainir le secteur du taux par un contrôle automatique des licences lors de l’opération de changement de lanterne.

Des taximen ne voient cependant pas le projet de cet œil. Ils estiment que la Commune urbaine se sucre sur leur dos et que le jeu n’en vaut pas la chandelle car au cas où la lanterne est abîmée, le taxi doit payer 30 000 ar pour son remplacement. D’où leur refus.

Certains de leurs collègues qui ont déjà arboré la nouvelle lanterne, parlent cependant de mauvaise foi car l’accord conclu avec le promoteur est clair. ” On n’a pas a se soucier de ce que gagne la municipalité. Dans un climat de plus en plus critique pour les taxis, on devrait meme se réjouir de ce projet qui peut nous apporter quelques subsides”, témoigne-t-on. D’autant plus que “les taxis sans licence ne pourront plus exercer faute de lanterne”.

 Bref, tout le monde paraît dans gagnant y compris les vendeurs et les consommateurs de biens et de services, pourquoi donc de la résistance ? A tort ou à raison, des observateurs y voient une fois de plus la main de la politique. Ce serait encore une expression de la guéguerre entre le TIM et le HVM; la présidente du syndicat des taxis dont la légitimité prête à caution, Clémence Raharinirina, ne serait autre que la chargée de communication du ministère de l’Education nationale. Souhaite-t-elle que les taxis restent la lanterne rouge du changement.

Nandrianina et Salomon