Douane: Recettes 1680,9 milliards d’ariary de recettes budgétaires ont été collectés par la Douane durant l’année 2016

Commerce extérieur, 9103,4 milliards d’ariary d’importation (soit 2872,6 millions de dollar US) ont été liquidés par la Douane en incluant les opérations des entreprises franches et les autres opérations non taxables tandis que 34,6 milliards d’ariary de droits et taxes à l’importation ont été exonérés de façon exceptionnelle durant l’année 2016.

Insécurité et vols de bovidés:  Un député pointe du doigt les réseaux mafieux

La mafia est impliquée dans les attaques perpétrées par des « dahalo », surtout dans les zones riches en cheptel bovin. C’est ce que le député de Betafo a affirmé récemment sur les ondes d’une radio. Il corrobore ainsi l’existence de réseaux mafieux. Et cette mafia implique des autorités et responsables étatiques. C’est la raison pour laquelle les propositions des députés pour maîtriser les vols de zébus n’ont reçu aucun écho de la part de l’exécutif. Le député rappelle qu’elles n’ont pas été refusées par les dirigeants, mais que ces derniers n’ont engagé aucune action allant dans ce sens. Il avance également que la situation actuelle favorise les vols massifs dans des zones comme Betafo, Mandoto, sans parler du Sud du pays, du Bongolava et du Melaky. Cette situation se matérialise par la continuité des transactions sur le marché intérieur et pour l’exportation. Et c’est surtout les nouveaux abattoirs et l’exportation qui semblent dynamiser les réseaux mafieux de vols massifs. Car l’on n’assiste plus à des vols comptant quelques têtes comme auparavant. Il s’agit depuis la transition de plusieurs dizaines et de centaines, voire d’un millier de têtes raflées en une seule nuit. Dans quelques communes de l’Anosy en effet, près de 1 000 têtes ont été volées en une nuit en 2013 par une horde de « dahalo » armés jusqu’aux dents.

Et ce n’est pas parce que Remenabila et consorts ont cessé de faire parler d’eux que les vols de bovidés ont cessé. Au contraire. Ils tendent à devenir banals, alors que les « dahalo » ne cessent de sévir. L’année dernière, la chaîne européenne Arte a parlé d’une guerre des zébus à Madagascar. Et dans cette guerre, les militaires censés affronter les « dahalo » et les maîtriser semblent jouer le mauvais rôle. En effet, la chaîne a avancé que la campagne militaire anti-dahalo atteignait rarement son but et s’enlisait. Il s’agissait de l’opération « Fahalemana ». Mais ce n’était pas pour la première fois qu’une telle mesure a rencontré les mêmes problèmes. Pire, elle s’accompagne d’exécutions extrajudiciaires, de spoliation d’éleveurs et de paysans, etc. Malgré tout, les autorités qui se sont succédé ont toujours opté pour les opérations militaires dont les résultats laissent toujours à désirer. La preuve en est que les vols de bovidés de plus en plus accompagnés d’autres actes violents demeurent toujours. Ils n’ont plus grand-chose à voir avec la pauvreté rurale, sauf pour les exécutants qui sont des jeunes ruraux. Ils ne sont qu’un petit maillon de la chaîne mafieuse. Celle-ci est notamment formée par des responsables de collectivités décentralisées et services déconcentrés, ainsi que de l’Etat central.

Sans cela, comment expliquer l’entêtement des autorités concernées à adopter toujours la même méthode inefficace quant à la lutte contre les vols de bovidés ? Courant 2015 pourtant, un groupe de députés issus des circonscriptions, grandes victimes des vols massifs, a proposé d’arrêter sur une période toute transaction commerciale tant sur le marché local que pour l’exportation. L’idée est d’assainir la filière, neutraliser les réseaux mafieux et laisser le cheptel se reproduire et se développer. Mais l’exécutif a seulement fermé pour une durée très limitée quelques abattoirs pour les laisser ensuite reprendre leurs activités. Elles ont également parlé d’instaurer une politique de ranching à laquelle les abattoirs devraient être des parties prenantes. Et l’abattage devrait se faire suivant la capacité des fermes. Mais cette mesure n’a pas été appliquée. Et les vols continuent de plus belle au détriment des éleveurs et des paysans.

Fanjanarivo  

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