CHRONIQUE DE N RAZAFILAHY: Incontournable virage de la dernière chance

S’il ne tenait qu’au régime actuellement au pouvoir, la formule  fanée qui consiste à toujours garder l’équipe qui, jusqu’ici n’a gagne que dans l’enrichissement illicite et le favoritisme est la meilleure. Mais comme les circonstances et les exigences de la géopolitique internationale obligent, les choses doivent bouger. Dans quel sens et au profit de qui exactement ? Telle que se présente la situation, le président Hery Rajaonarimampianina n’est pas du genre à céder aux pressions d’où qu’elles viennent. Le passé récent qu’il a passé à la la tête l’Etat nous permis d’être les spectateurs à la fois ahuris et impuissants de ces brusques revirements et volte-face spectaculaires.  Kolo Roger  et son successeur en ont fait la triste expérience.

Il ne faut pas se leurrer. Ce n’est pas parce que tous les ragots nous font croire que le pays est à la veille d’un imminent changement de gouvernement, qu’il faut pour autant s’attendre à des miracles en matière de bonne gouvernance. Préférer l’article 4        5 de l’actuelle constitution à  l’autre, qui a fait le malheur du MAPAR et de tout l’ensemble du Bureau Permanent  initial de l’Assemblée Nationale s’avère être une prouesse restée dans la gorge d’Andry Nirina Rajoelina (l’ancien patron de l’Argentier d’une  Transition de toutes complaisances financières) ne surprendre que les naïfs. Dans les  salons et états-majors de la politique politicienne on jasera  encore longtemps sur le profil de celui qui sera Premier ministre ou sur le sort qui réservé à tel ou tel membre du gouvernement que certains ambitieux souhaitent voir  rejoindre les  rangs de ceux qui furent largués pour les besoins d’une cause purement tactique. A-t-on jamais donné la ou les  raisons qui ont contribué à ce que des acteurs politiques de la stature peu charismatique comme Roland Ratsiraka ou  de Ramanantsoa  particulièrement passent d’un ministère à l’autre sans quitter le gouvernement ? Saura-t-on un jour pourquoi dans le décret de nomination à la tête d’un département ministériel la préférence est allé sur un tel plutôt qu’à celui qu’on a limogé ? Voilà des questions qui  ne manqueront pas  d’en soulever d’autres sur la véracité ou pas de ces insinuations malveillantes sur les sommes d’ordre de plusieurs centaines de millions  d’Ariary.  Verser en mains propres ces véritables fortunes à une personne suffisamment influente pour changer le cours de la petite histoire dans les coulisses de la République relève de la forme la plus ignominieuse de la corruption… Incroyable, mais pourtant vrai, parce que difficile à prouver parce que ceux qui en ont tiré profit ou en furent  lésés n’ont pas intérêt à en parler… C’est comme ce qui se passe dans les parages de Tsimbazaza avant et pendant les débats épineux sur les lois scélérates. Pour avoir les preuves, il suffit de demander ces parlementaires frustrés qui ne figuraient pas dans la liste des parties prenantes. Par dépit ils ont montré à des journalistes les enregistrements vidéo sur ces évènements très compromettants.

Passons ! Des acteurs politiques de  tous bords ne peuvent plus dormir la nuit à la grande frustration de leurs épouses. Est-ce qu’ils  feront partie ou pas des heureux élus qui vont siéger désormais au gouvernement ? C’est la grande question et ils ne pensent qu’à eux au point d’oublier ce qui leur reste de dignité et de fierté. Il y a une chose essentielle qu’ils doivent pourtant savoir : malgré les injonctions clairement exprimées par notre constitution, le Chef De l’Etat est la seule et unique personne qui aura le dernier mot sur les noms qui devront figurer dans la liste protocolaire des membres du gouvernement après publication officielle de cette décision institutionnelle. Il n’est même pas obligé de passer par le tamis du Sénat comme ailleurs. Bref, il fait  ce qu’il veut et c’est tant pis pour les déçus. Il n’y aucun recours possible. Et c’est là que le bât blesse. L’expérience nous a montré jusqu’ici que c’est l’œuvre qu’on connaît les farfelus, les incompétents et les profiteurs qui ont fait le malheur de ce pays à cause de leurs actes hautement nocifs pour l’économie en général et les intérêts supérieurs de la nation.  Les finances publiques ont souffert des conséquences de ces trafics d’or, de minerais rares, de bois de rose et… d’influence. Ne parlons plus des tristes retombées de ces bavures dramatiques qui ont coûté des vies dans les rangs des militaires, des policiers et des  gendarmes qui pourtant croyaient servir la Loi et la Patrie. A cause de la complicité égoïste de quelques décideurs qui faisaient pressions sur des juges, le cours des évènements avaient pris des rebondissements catastrophiques. Et ceux sont toujours  les subalternes et les  exécutants qui portent le chapeau. Dommage ! Inutile de revenir de revenir sur les détails scabreux de ces  drames récents. Il faut tout simplement que le président Hery doit mettre une croix sur cette période de mauvaise gouvernance qu’il n’a pas maîtrisé jusqu’ici. Ou bien il se décide à  opérer un dérapage contrôlé ou bien il va devoir stagner au milieu de courtisans trop heureux de profiter des prérogatives étatiques pour s’intéresser aux intérêts légitimes de la population. Mais que surtout, il éviter de faire du neuf avec un vieux roublard comme Marc Ravalomanana qui n’attend que le moment idéal pour être Calife de nouveau à la place du Calife. De nouveau ce sera le pillage et la monopolisation du pouvoir au profit de l’empire qu’il s’est créé ici et dans les pays de            SADC. Tout le reste n’est que diversion. Au fait pourquoi avoir choisi le site traditionnel d’Ambohimalaza pour allumer le feu ? Et qui a intérêt à jouer les pyromanes là-bas plutôt qu’ailleurs ? Que les lecteurs de Conan Doyle reviennent sur les fameuses pages concernant  le comptable au-dessus de tous soupçons…

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