ACM – IATA: Rapport accablant !

C’est connu même s’il n’y a rien d’officiel, ni d’officieux : Air Madagascar a pu sortir de l’annexe B de l’Union européenne grâce aux efforts propres de la compagnie mais aussi et surtout à la tenue du sommet de la Francophonie, étant entendu qu’il était malaisé de faire accueillir des milliers d’invités à bord de plusieurs avions dans un pays sanctionné en matière de transports aériens. A preuve, l’Union européenne a dans la foulée sollicité l’IATA (Association internationale des transporteurs aériens) pour assister Madagascar.

Une mission d’audit a été ainsi tenue depuis le mois de novembre jusqu’au mois de janvier. « Le rapport est accablant », révèlent des sources proches de l’ACM sous le couvert de l’anonymat. En gros, l’ACM dans sa structure actuelle serait incapable d’accompagner le développement des transports aériens à Madagascar.

L’un des principaux points évoqués par les auditeurs serait le manque d’autorité manifeste du DG et de son équipe. A preuve, lors de la réunion de fin d’audit du 12 janvier, les forces de l’ordre travaillant dans les aéroports (Police aux Frontières et Gendarmerie nationale) ont tout simplement boycotté la rencontre. « Visiblement, ils ne voulaient pas se faire savonner par l’ACM qui les accusent d’être la cause des lenteurs et des trafics à Ivato »., explique-t-on. Les auditeurs auraient notamment relevé une dizaine de contrôles sur chaque passager jusqu’à l’embarquement. En dépit de cette multitude de contrôles, les trafics en tous genres continuent cependant à Ivato. La dernière en date est la tentative d’emmener illicitement 18 kg d’or à bord d’un avion.

Tel que nous l’avons relaté dans nos précédentes éditions, ces 18 kilos d’or comme les 24 autres tentés l’année dernière ont été remis après les contrôles aux passagers à l’embarquement par des policiers et des gendarmes. « C’est de la cupidité, mais sans la mauvaise organisation qui traduit l’incompétence de l’ACM, et surtout les rumeurs sur le DG et son équipe, entre autres son délégué général à Ivato, ces agents n’auraient certainement rien osé », commentent nos sources.

Bref, l’aéroport international d’Ivato est redevenu une passoire où chacun organise son trafic. Tout cela est peut-être consigné dans le rapport. Le peut-être est de rigueur car personne n’est au courant de son contenu pour la simple et bonne raison que le DG de l’ACM, James Andrianalisoa. « Jusqu’à présent, il le tient au secret pour lui tout seul, même le gouvernement qui est quand même le premier responsable de la politique sur les transports aériens et dans tous les autres domaines n’aurait pas été mis au courant du document », ajoute-t-on. Le rapport suggère-t-il le remplacement de James Andrianalisoa et de son équipe ?

Toujours est-il que l’IATA n’est pas comme le FMI. Elle n’octroie pas des dollars pour lesquels on exige le limogeage d’un tel ou d’un tel. Il n’empêche, la bonne gouvernance sur laquelle le président Rajaonarimampianina semble enfin s’engager exige au moins la tenue dans les meilleurs délais d’un audit sur le secteur des transports aériens de la location et la vente d’avions au contrat de concession des aéroports d’Ivato Antananarivo et de Fascene Nosy-be en passant par les droits aériens distribués comme des petits pains à des compagnies étrangères au nom d’un soi-disant « open sky ». A défaut du ministre des Transports qui, trop préoccupé à sauvegarder son siège, n’oserait décider un audit, le Bianco est bien armé pour mener des investigations.

Salomon Ravelontsalama

Commentaires   

0 #1 Mbly 28-01-2017 09:52
désolé mais ce qui se passe actuellement est le fruit du régime de TRANSITION. Nous avons toutes les preuves que ces faits s’étaient produits depuis l’effet 2009 !
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