EDITO: Retour à l’âge des cavernes
Il y a fort longtemps dans l’histoire de l’humanité, l’espèce humaine vivait dans des cavernes où l’obscurité totale faisait partie du quotidien. Pourtant, dans le souci d’améliorer leur quotidien, cette espèce primitive a su trouver les moyens pour avoir accès à la lumière. Actuellement, à Madagascar, c’est tout le contraire. De plus en plus de quartiers ayant accès à la lumière, et plus généralement à l’électricité, en sont privés en 2017.
Ici, on n’évoquera plus le quotidien auquel doit faire face le citoyen lambda, mais plutôt des impacts économiques de ces coupures en alimentation en eau et électrique. Faut-il rappeler que nous vivons au 21ème siècle, où la majeure partie des activités économiques ne peuvent se passer d’électricité. L’idéal serait que l’administration Rajaonarimampianina avoue honnêtement où elle veut en venir. C’est vrai que les entreprises de grande envergure ont la capacité de s’alimenter grâce aux groupes électrogènes. Il n’en demeure pas moins que l’utilisation de cette alternative représente un manque à gagner pour eux.
En effet, les charges auxquelles elles devront faire face seront doublées car, elles devront non seulement régler les factures d’électricité, mais elles devront également couvrir leurs dépenses en carburant. Si le cas ne semble pas si alarmant que ça, projetons-nous 3, voire 4 mois en avant. Si la situation perdure, et tout semble le faire croire, au bout de cette période, les entreprises devront procéder à une compression de personnel pour réduire les charges. Conséquence logique : le taux de chômage va encore augmenter. Traînant avec lui tous les fléaux tels que l’insécurité urbaine, la précarité de la vie, et bien d’autres encore.
Si la volonté de l’homme lui a permis de chercher une solution pour faire face à l’obscurité, la volonté des dirigeants actuels, a permis à Madagascar de retourner plusieurs milliers d’années en arrière en moins d’un quinquennat. Un véritable record mondial. Vu la situation dans laquelle on vit, dans peu de temps, ce sera l’anarchie absolue. Tout le monde est d’accord, la solution n’est pas de remplacer les têtes pensantes de la JIRAMA, mais la démission immédiate des membres de l’administration Rajaonarimampianina.
Johan R.