Fermeture des établissements Güllen: Le Pouvoir se plie à la Turquie

La décision est tombée. Tous les établissements liés à l’Imam Fettulah Güllen à Madagascar ont été fermés, après avoir été le sujet de grandes polémiques au cours du deuxième semestre de l’année dernière. Il s’agit de l’école privée « International Light College » ou « Collège Lumière » de Talatamaty, de l’ONG Ravinala et d’un autre établissement. En clair, ces institutions ont été maintes fois accusées d’être des nids à terroristes par la représentation officielle de la Turquie dans la Grande Ile, et puis par le Chef de cet Etat lors de sa visite à Antananarivo il y a moins d’un mois de cela. A cette occasion, Recep Tayep Erdogan a en effet incité son homologue malgache à faire passer lesdits établissements sous son pouvoir, ou à procéder à leur fermeture.

Une action que Hery Rajaonarimampianina ne tarde pas à concrétiser quelques semaines plus tard. Beaucoup se demandent si la vraie raison de cette démarche n’est pas les 60 millions de dollars à la clé, promis par le pouvoir turc actuel sous forme de coopération économique. Bref, l’affiliation des établissements concernés à Fetullah Güllen a suffi à sceller leur sort. L’un des directeurs de ces institutions a pourtant déclaré aux médias que toutes ces accusations n’étaient que diffamations. A titre de rappel, l’Imam en question est encore plus pourchassé par le président turc depuis le coup d’Etat avorté de juillet dernier dans ce pays. Il l’a plusieurs fois accusé d’être l’initiateur dudit coup d’Etat, en plus d’être à la tête d’une organisation terroriste semblable à Daesh. Le Chef d’Etat mène depuis plusieurs campagnes à travers les pays d’Afrique pour détruire tous les établissements Güllen. Face à ce combat à l’allure de conflit interne entre pouvoirs turcs, L’Etat n’a pas hésité à prendre position et se plier à la volonté du président turc. A noter que dans la même foulée, les passeports des directeurs des établissements fermés auraient également été retirés d’eux, ce qui les laisse entre les mains des représentants de la Turquie à Madagascar.

N.E.