Agriculture urbaine: Nourrir les villes : une solution pour augmenter la résilience
Dans le cadre du programme Agriculture Urbaine, l’Institut des Métiers de la Ville (IMV) et la Commune Urbaine d’Antananarivo organisent un colloque international qui se tiendra le 23 au 25 mars 2017, à l’Institut Français de Madagascar.
Les deux journées d’échanges et de travail se tiendront en présence des acteurs internationaux et des spécialistes en agriculture urbaine, dont les objectifs sont : de donner une place légitime à l’Agriculture Urbaine ; de mutualiser et diffuser des connaissances : et de créer un réseau des villes en agriculture urbaine.
Le Cirad est un des partenaires du Colloque. Le programme concentrera sur les conférences, ateliers et débats, une visite sur terrain dans les zones agricoles urbaines d’Antananarivo, exposition Carrot City à l’IFM jusqu’au 25/03/2017.
Madagascar se trouve parmi les 6 pays du monde ayant le taux de malnutrition chronique le plus élevé. La région-capitale, Analamanga est l’une des plus touchées par cette problématique dans le pays. Dans le contexte de croissance rapide de la population de sa capitale, Antananarivo, il faut trouver des solutions durables, pour répondre à l’augmentation des besoins en denrées alimentaires de la population.
Ces besoins se trouvent dernièrement accentués par des facteurs liés au bouleversement du climat (périodes de sécheresse et d’inondations), ce qui provoque une réduction de la quantité des aliments disponibles et par conséquent une augmentation des prix des denrées sur les marchés locaux.
Le programme d’Agriculture Urbaine est une réponse apportée dans le cadre de la coopération entre la Région Île-de-France et la Commune Urbaine d’Antananarivo, via la plateforme IMV. Il vise à combler le déficit d’alimentation d’une partie de la population démunie d’Antanarivo, en créent des activités génératrices de revenus pour les foyers vulnérables, en vue d’améliorer leurs conditions de vie. La stratégie choisie est de valoriser certains espaces de la capitale pour y produire localement les denrées alimentaires pour la consommation locale et d’utiliser les déchets organiques pour servir d’engrais naturel. Ainsi, l’accès aux denrées alimentaires sera plus facile pour les populations défavorisées, car l’impact des frais de transport entre le site de production et les commerçants seront minimes. En outre, cette initiative favorise une véritable stratégie d’adaptation au changement climatique, en réduisent les émissions de gaz à effet de serre, dans la mesure où le transport des denrées se fera seulement sur une courte distance.
Références :
madagascar.cirad.fr
imvtana.org