Friperie : un business incontournable…
Les vendeurs de friperies, ainsi que les adeptes de ces accoutrements augmentent de plus en plus. Et le partenariat avec l’Union Européenne préconisant les droits de douane sur les friperies et 1554 autres lignes de produits en provenance d’Europe à 0% est certainement l’un des facteurs qui entraîne ce boom de fripier. Une décision qui va être une lame à double tranchant pour les vendeurs (notamment en termes de concurrence, de déséquilibre entre l’offre et la demande…). Certes, la friperie est un des pourvoyeurs d’emplois, une échappatoire aux revenus précaires voire une solution aux pressés. Mais également, elle met en péril l’avenir des confections Malagasy (le textile artisanal). Dans les friperies, on trouve presque tout ce dont on a besoin (habillements, jouets, chaussures, accessoires…). Les fripes sont abordables comparés aux articles écoulés dans les magasins ou dans les pavillons. Du coup, elles attirent plus de clients. Les prix des balles varient selon le contenu des articles. En général, les vêtements pour enfants et bébés sont les plus chers, et peuvent aller jusqu’à 600.000 ariary par balle de 45kg. Actuellement, les grossistes affirment que les chaussures se vendent mieux. Le poids des balles dépend des articles : 45kg pour les vêtements, 25kg pour les chaussures, 18kg pour les jouets en plastique, 10kg pour les peluches. Chaque grossiste possède son fournisseur, et chaque détaillant a ses clients. Les vendeurs-détaillants des friperies sont partout notamment dans la capitale. Selon ces derniers, leurs affaires ne décollent pas qu’à partir du mois de mars. « … Quand c’est le moment propice pour les ventes, il nous arrive à écouler jusqu’à 50 balles par jour en espace d’une quinzaine de jours, malgré les concurrences âpres…», a confirmé Mitahirisoa, une vendeuse de friperie à Andravoahangy. « Dans cette affaire, il faut bien saisir les premiers choix, selon les saisons et les tendances… », a-t-elle conclu. La friperie fait vêtir un millier de personnes et fait vivre des foyers, faisant même des millionnaires notamment à Madagascar.
Malalanirina