Madagascar : un cas désespéré…
Notre situation qui était déjà précaire s’est aggravée, depuis la crise de 2009. Cette crise qui a une répercussion durable sur les activités économiques, sur le budget de l’Etat et les activités de développement notamment dans le secteur public. A titre d’exemple, l’accès aux services sociaux de base a dégradé, prouvés par la détérioration des indicateurs sociaux, le nombre d’enfants non scolarisés ne cessent pas d’augmenter, la malnutrition aigüe persiste, la précarité des ménages s’aggravent… A l’heure actuelle, 90 % des Malgaches vivent avec moins de 2 dollars par jour. La moitié de la population ne bénéfice pas du minimum d’apport calorique de 2.100 kcal par jour. Autrement dit, les défis à long terme sont morts prématurés, l’insécurité continue de régner, sans omettre la mauvaise gouvernance de l’exploitation des ressources naturelles, les progrès limités dans la lutte contre la corruption, la faible transparence dans la gestion des ressources publiques s’est accrue surtout ces dernières années. Notre pays est devenu très vulnérable, nous avons une économie extravertie et dépendante du secteur tourisme voire des dons et des financements étrangers, notamment en matière de développement social. Bref, la détérioration économique observée depuis 2009 ne représente pas un phénomène ponctuel dans la grande île et la pauvreté perdure car les faibles gains obtenus après chaque période de croissance sont neutralisés par l’émergence d’une crise politique.
Malalanirina