Madagascar : terre gâtée avec des dirigeants peu scrupuleux

Madagascar a recouvert sa liberté depuis déjà une cinquantaine d’année, mais sa situation économique ne cesse de se dégrader au fur et à mesure que le temps passe. D’autres pays au profil comparable réussissent à accéder à des niveaux de développement enviable contrairement à la situation de la Grande Ile qui tend à s’enfoncer encore plus. Les dirigeants se succèdent  en amassant de grosses richesses sans se soucier de ceux qui les ont élus à leurs places.                

          Economiquement parlant, Madagascar n’a rien à envier aux autres pays. Le seul    hic reste que les dirigeants veulent accéder au pouvoir pour amasser  des richesses en laissant la corruption s’engrener et n’ont nullement l’intention de viser le bien commun du pays et de ses habitants, ce qui devrait être le cas en voulant s’engager politiquement. La lutte contre la corruption semble n’être que vain mot dans notre pays.  Par conséquent, la population s’enfonce dans la misère et à chaque fois qu’ils veulent se rebeller, les dirigeants se servent des forces militaires comme moyen de répression. Ceux qui ont déjà été au pouvoir y ont pris goût et ne songent qu’à reprendre leur place perdue. Effectivement, ce sont toujours les mêmes têtes qu’on voit lors des suffrages universels. Une des raisons pour laquelle les électeurs se lassent de s’inscrire dans la liste électorale vu que tous les candidats ne cessent de les décevoir une fois élus. Ce qui est à la fois une erreur vu que cela laisse place à la fraude en tout genre. Les gens ont perdu goût à la politique à cause des dirigeants peu scrupuleux qui ne veulent que s’enrichir au détriment du peuple. Pourtant, la situation économique de notre pays ne pourra s’améliorer sans volonté politique de la part des dirigeants qui ferment les yeux face à l’extrême pauvreté dans laquelle nage la majorité des Malgaches. Le SeFaFi a même clarifié cela dans son 15ème recueil qui s’intitule « Déni de Réalité et Répression, les ingrédients de l’échec ». Les signaux d’alarme de la part des sociétés civiles ne manquent pas. L’observatoire de la vie publique a même stipulé dans son recueil que la gravité de la situation n’échappe à personne, si ce n’est peut-être aux politiciens qui vivent hors du réel.

Jean Riana

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