SECES: Le pays s’écarte de l’Etat de droit

La situation de Madagascar va au-delà de l’inquiétude vu le taux d’accroissement des cas de justice populaire et cela au niveau national. La justice de notre pays a perdu toute crédibilité aux yeux du peuple qu’ils préfèrent faire justice par leurs propres moyens. Ce qui frôle un peu plus l’inquiétude vu que les suspects lors des cas de vindictes pourrait bien faire preuve d’innocence. La population emportée par la colère manque de capacité d’analyse. Puis, les cas de justice populaire ne sont nullement à encourager puisque cela peut causer des cas de vengeance comme le cas de ce qui s’est passé à Befandriana-Nord où des éléments des forces de l’ordre sont arrivés sur place réclamant justice pour leur frère d’arme qui avaient connu le trépas par les mains de la foule. Dans son communiqué, le SECES avait stipulé que le comportement de la justice frise la honte à cause du fait qu’ils ont émis un verdict le 14 février 2017 à Anosy, sans la présence même de l’accusé ou de son avocat. L’accroissement de la distance entre la population et la justice est à craindre laissant ainsi place à la justice personnelle qui n’est nullement adéquat dans un pays civilisé. Mis à part les cas de vindicte populaire, l’idée de mettre les deux sociétés de l’Etat (Jirama et Air Madagascar) au profit d’une entité quelconque du secteur privé est tout à fait inacceptable. Le problème qui fait entrave à ces deux sociétés est dû à la mauvaise gouvernance. L’Etat devrait faire preuve de maturité en avouant son impuissance et ainsi faire place à des nationaux compétents dans le but de remettre sur les rails ces deux sociétés qui tendent à s’effondrer. Les membres du SECES soutiennent à 100% le mouvement de leurs confrères à Tuléar par rapport à la cessation de leurs travaux de recherche et s’opposent également aux abus de pouvoir vis-à-vis du licenciement des chefs syndicaux.

Jean Riana

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