Taux d’entrée fiscale bas: « C’est la faute à l’Etat »
« Le peuple ne voit aucun changement de sa vie sociale, sinon il sera encouragé à payer ses impôts. Ainsi, l’Etat devrait d’abord donner avant de réclamer ces impôts. ». C’est ce qui a été proclamé pendant l’atelier « Fagnina » de la coalition des radios et des 20 organisations de la société civile à l’hôtel Le pavé hier. Le projet a été entretenu avec la coalition des radios pour avoir plus de voix et pour atteindre les objectifs qu’elles souhaitent accomplir dans le développement de la société. Le débat se concentrait sur l’impôt pour ce deuxième jour de l’atelier. Trois sont, d’après eux, les principales raisons qui empêchent les citoyens à payer leurs impôts. D’abord, aucune transparence n’existe sur la gestion des entrées fiscales. Personne ne sait où et comment le gouvernement investit cette somme, sans parler de la dégradation de la vie sociale. Or, l’entrée fiscale est la principale source de développement d’un pays. Ensuite, l’absence d’implication de la population dans l’investissement de ces entrées. A Madagascar, le gouvernement travaille seul à ce propos et personne n’est au courant des mouvements de la colossale somme des impôts qu’ils paient. Enfin, un rapport sur les mouvements des impôts est impératif si l’on veut que payer les impôts soit « normal » pour la population. Tout cela afin de résoudre les problèmes des Malgaches et pour qu’enfin, ils pourront jouir de ses droits. Bref, si toutes ces étapes sont franchies par le gouvernement, il n’est même plus question d’inciter les citoyens à payer « ce qu’ils doivent ».
Annie N.