chronique de razafilahy: Profil idéal et modèle détestable pour un prochain président
Il n’est pas du tout trop tôt pour scruter d’ores et déjà l’horizon électoral de la prochaine présidentielle. Les élites de ce pays doivent dès à présent prendre leurs dispositions et leurs responsabilités pour que désormais, l’homme qu’il faut parvienne à s’installer à la place qu’il faut. Les habitants de Madagascar ne méritent plus de revivre ces années désastreuses et catastrophiques de l’avènement de la voyoucratie au pouvoir. Il est temps de mettre fin aux combines prédatrices des traîtres, ces valets du système de pillage international de nos ressources qui s’entendent avec les envahisseurs venus de tous les horizons.
Le moment est venu pour préparer le terrain afin que plus jamais aux yeux du reste du monde cette île n’affiche « une trajectoire économique en récession continue, marquée par les retours périodiques des crises multiformes » avec des « dégradations du niveau de vie de la population » et l’instabilité politique qui va avec. Pour ce faire, il ne suffit pas de nettoyer l’écurie d’Augias et de s’attarder sur l’idée d’une refondation incontournable, mais il y a lieu de favoriser sérieusement la possibilité d’émergence d’une personnalité sain de corps et d’esprit. Si pour des emplois et de fonctions ordinaire, on demande la présentation d’un certificat de visite médicale, pourquoi pour une mission de haute importance pour tout un pays, on n’exigerait une garantie que le candidat n’ait pas été sujet à une quelconque tare intellectuelle dans son existence, pour éviter d’être gouverné par un malade mental en voie de guérison. Il faut aussi qu’il soit doté de la stature d’un homme d’Etat, d’une moralité suffisamment convaincante pour agir en véritable patriote animé d’un civisme déterminé à rendre à la population cette souveraineté que les bandes de politicards opportunistes cupides avaient accaparé pour en faire, un moyen de s’enrichir au détriment de la nation. Ce nouveau venu ne sera point le profane qui tâtonne et qui se fourvoie dans l’exercice des prérogatives étatiques. Son passé discret dans les coulisses du pouvoir et une parfaite connaissance la société civile va l’aider à débarquer dans ses fonctions avec la maturité exigée et le savoir-faire requis pour faire table rase des obstacles à la croissance et au développement durable de Madagascar. Avec un parcours professionnel étoffé par la maîtrise des priorités agronomiques, minières, environnementales locales, les échanges commerciaux et les conditionnalités des relations avec les partenaires internationaux dans le cadre de la géopolitique en général et de la diplomatie en particulier. Il aura tout juste besoin de s’entourer de collaborateurs capables de l’accompagner avec honnêteté pour la réalisation des stratégies économiques performantes et viables. Pour que le peuple jouisse et exploite enfin les richesses immenses que la Providence avait données à cette île tant aimée. A noter que ce n’est pas ni la bonne volonté, ni les compétences qui nous manquent. Nos cadres jusqu’ici ont fait la fine bouche pour ne pas se salir avec ces détenteurs du pouvoir, véritables artisans du fossé permanent entre la population et une oligarchie dirigeante insensible et bornée. Exclus également du cercle restreint de cette nomenklatura qui ne pense qu’à brader les richesses nationales et ne cherche que la monopolisation, les fruits de la corruption, les détournements des deniers publics sous diverses formes, ils seront volontaires pour que les Malgaches se sentent souverains sur leur territoire national lorsqu’ils prennent toujours conscience des intérêts communs de contemporains et de la future génération. Cet homme salutaire souhaite surtout inculquer cette mentalité de souveraineté tout en autorisant les partenariats avec les pays, les organismes et les investisseurs qui acceptent nos objectifs visés et le respect de nos valeurs. Avec des telles convictions, ce prétendant idéal va devoir compter sur la solidarité nationale tout en essayant d’instaurer un climat social du mieux-être pour arriver avec la foi vers des réformes structurelles dignes de ce siècle nouveau.
Rien ne peut empêcher les anciens présidents comme le Pr. Albert Zafy, l’Amiral Didier Ratsiraka de briguer un nouveau mandat eux aussi. Quoi qu’en disent leurs détracteurs obtus et sectaires, malgré la traîtrise éhontée des arrivistes retranchés au sein du Hery Velona Rasalama, l’homme de la Villa a eu le mérite de donner à Madagascar le sens de la valeur des aspirations populaires et du respect des droits et intérêts régionaux surtout pour les exploitations minières des pierres, minerais précieux et de l’or…Didier Ratsiraka, malgré tous le mal qu’on dit de lui, un incompris, en avance sur son temps, peut être fier d’avoir ouvert la voie la prise de conscience sur la souveraineté nationale dans le concert des nations sans oublier les innovations de l’Aménagement du Territoire avec les barrages de Namorona et d’Andekaleka, la démocratisation du Savoir mis à la portée de toutes les provinces jusque dans les villages avec la possibilité de bénéficier des formations hors frontières (privilèges réservés uniquement aux nantis avant la Révolution Socialiste.) Les problèmes de l’exclusion annoncée par l’allusion au « modèle détestable » se posent surtout pour les successeurs de ces deux hommes d’Etat. Quel que soit l’argument apporter pour défendre dirigeants qui avaient pourtant eu la prétention d’apporter le Changement, après les président Albert Zafy et Didier Ratsiraka, il est patent qu’ils « n’ont pas permis d’inverser la dégradation du niveau de vie de la population, ni de stabiliser la vie politique. » Pire avec eux sont venus s’installer une gouvernance détestable, l’affairisme et le partage inégal des richesses et une insécurité aux multiples facettes (vols, agressions, kidnapping). Viennent s’ajouter à ces malheurs les actions illégales des forces de l’ordre sans mandat suivies de bavures toujours couvertes par leur hiérarchie. Les tribunaux et les institutions dénaturées par le pouvoir de l’Argent des parrains du trafic de bois de rose. Ils sont et interviennent partout. Les hommes liges et les pantins se trouvent dans la liste noire dans la tête des électeurs, sans qu’il soit nécessaire de les dénigrer. Justement, pour tous ces motifs il faut à tout prix les mettre au ban des activités et fonctions au service du public. Qu’ils aillent se faire voir ailleurs, la population de Madagascar a été suffisamment échaudée par les roublardises des élections de l’an 2013.