CHRONIQUE: Les sept péchés capitaux de cette 4ème République
A partir du régime PSD du brave bouvier d’Anahidrano devenu éducateur et finalement premier président de la République de Madagascar à qui, on a reproché son réalisme politique trop favorable à l’ancienne puissance colonisatrice jusqu’à cette 4ème République à propos de laquelle des analystes crédibles constatent que « Le pays, malgré le processus électoral de 2013, est aujourd’hui toujours dans l’impasse. »
Les médias officiels et leurs relais ont suffisamment chanté des louanges sur ce régime qui, même après plus de la moitié de son premier mandat n’arrive pas encore à décoller du ras des pâquerettes et des mauvaises herbes de la mauvaise gouvernance, pour qu’il soit nécessaire d’en rajouter. Alors que les résultats annoncés tambours battant ne sont guère convaincants. Les laudateurs inconditionnels et les thuriféraires du régime des hommes à la cravate bleu ne voient que réussites, monts et merveilles. N’importe quel observateur doté d’un peu de bon sens ne manquera pas de trouver la liste des sept péchés capitaux qui porte tant préjudice à tout un pays sous le joug d’une oligarchie dirigeante au pouvoir autoritaire que l’étranger avait installée pour assurer la continuité de l’Etat dans la complicité pour les pillages des ressources nationales. Ni plus, ni moins. Tout le reste relève de la manipulation géopolitique pure et simple.
1 – En haut de l’affiche de tous les travers qui minent les intérêts supérieurs de la nation, il y a cette tendance très prononcée pour le mépris des lois et des institutions. Une attitude dédaigneuse qui va même jusqu’à fouler aux pieds les stipulations de la constitution. Qui n’a pas entendu parler des démêlées politiciennes avec les députés du Mapar écartés de façon cavalière du Bureau Permanent de l’Assemblée Nationale, les motions de déchéance et les mallettes bourrées de billets de banques qui changent de main lors des grands débats à Tsimbazaza ?
2 – En seconde position, il y a ce goût effréné pour l’instrumentalisation du système judiciaire au profit de toutes les grandes fortunes qui se sont enrichies sur le dos de tout un peuple exploité à mort.
3 – Evidemment, rien de tout ce qui précède n’a droit de cité si Dame Corruption n’était pas là pour couvrir le tout et faire en sorte que personne ne rouspète même si dans la partialité la plus flagrante, même si ceux qui ont eu tort d’enfreindre les lois narguent les simples justiciables.
4 – La xénophophilie exagérée au point de ne pas craindre à brader les intérêts les plus légitimes est à la base de ces accords sans aucune transparence avec des prétendus investisseurs étrangers qui pompent nos pétroles, les réserves de gaz, embarquent des lingots d’or vers les paradis fiscaux sans que la coopération internationale réagisse avec beaucoup plus de vigueur.
5 – Une gestion financière des plus époustouflantes avec les multiples facettes du favoritisme, de l’utilisation abusive des prérogatives étatiques à des fins personnels et surtout en direction des proches parents et des collaborateurs veules et obséquieux qui vendraient pères et mère afin de figurer dans listes officielles des rares élus qu’on invite lors des grandes occasions.
6 – La kleptomanie arrogante qui n’hésite pas à mettre la main dans la caisse de l’Etat, plus précisément dans les coffres du Trésor Public avec les prétextes fallacieux de la nécessité prioritaire dans les finances hors budget des affaires et surtout
« VU L’URGENCE ». Les fausses factures et les coups de fil obligeant des gestionnaires à faciliter des paiements de complaisance des factures aux chiffres faramineux qui feraient pâlir n’importe quels agents de l’Etat préposé aux guichets.
7 – L’un des derniers, mais pas le moindre, sera cette manie de vouloir toujours se prendre pour le nombril du monde. D’une susceptibilité à fleur de peau, les disciples de Hery Rajaonarimampianina n’arrêtent pas de croiser le fer avec les « apôtres » du président. Natifs ou étrangers, ils se comportent avec beaucoup d’orgueil durant leurs contacts avec la population qui ne sont pas dupes et réalisent clairement que c’est contraints et forcés que lors des bains de foule et les réceptions officielles, ils serrent la main aux habitants. Ces derniers souvent sont obligés sous un soleil de plomb ou sous la pluie l’arrivée de ces visiteurs indésirables que personne au fond n’apprécie guère. Les défauts des dirigeants dégoutent au plus haut point les administrés qu’ils ne ratent aucune occasion pour le montrer avec malice et humour. Comme à Antalaha récemment, les cravates bleues offertes gracieusement par les visiteurs furent jetés aux orties.
Il y a des mauvais souvenirs qui restent vivaces dans la tête de la population comme cette date du 24 janvier 2014 où « à peine élu, le nouveau chef de l’Etat, Hery Rajaonarimampianina, avait pris l’engagement de « diriger personnellement le combat contre le trafic de bois de rose ». Défi restée sans effets et les textes de loi y s’afférents restent même lettre morte. Le citoyen le plus benêt lui-même, comme n’importe quel observateur se pose la question de savoir : « Que valent les engagements de celui qui fut pendant cinq ans, de 2009 à 2013, le ministre des finances d’Andry Rajoelina, parvenu à la tête du pays après un coup d’Etat ? C’est pendant cette période dite « de transition » que la contrebande a explosé. »