Affaire Antsakabary: L’enquête au ralenti
L’enquête concernant l’incendie de plusieurs villages à Antsakabary-Befandriana Nord n’a pas encore abouti alors que cela fait déjà près d’un mois. C’est à se demander si l’Etat veut réellement mettre au clair le drame qui était survenu dans la localité d’Antsakabary. En tout cas, une quarantaine de policiers est accusée par les villageois d’avoir saccagé et mis le feu à près de 500 habitations mis à part les écoles et les églises. Pour les acteurs de la société civile, l’enquête se trouve au ralenti pour ne pas dire sur place. Arlette Ramaroson, ancien juge au Tribunal pénal International et membre de l’Emergence Madagascar avait mis le point sur les « i » concernant le manque de transparence sur l’affaire lors d’une conférence qui s’était tenue à l’Arrupe Faravohitra le 14 mars dernier. Les villageois se trouvent actuellement dans le désarroi total vu qu’ils sont obligés à vivre dans des sites improvisés sans murs ni toits. Arlette Ramaroson avait clairement classée les actions des agents de police comme un crime contre une population civile. L’Etat doit prendre en main ses responsabilités vu que le chef d’Etat ainsi que le premier ministre sont tout deux responsables civilement de cette affaire, selon toujours les affirmations de Arlette Ramaroson. A cet effet, ils doivent tout mettre en œuvre pour apporter les aides nécessaires aux habitants qui doivent effectuer à pied 100 km pour s’approprier quelques kilos de vivres.
Jean Riana