Grosse affaire au Bianco: Trafics de 3 T d’or pour 100 milliards fmg !
Une affaire en or. Au propre comme au figuré, c’est bien le qualificatif qu’ont peut donner au dossier qui vient d’être instruit par le Bianco lequel a de nouveau l’occasion de montrer son efficacité en s’attaquant à de gros dossiers. Cette fois-ci, les investigations du Bureau anti-corruption se sont concentrées dans la commune rurale de Betsiaka (dans le nord-ouest du pays près d’Ambilobe sur la route de Vohémar).
Regorgeant des gisements aurifères, la zone a fait l’objet d’exploitation par la société BRGM, puis de petits chercheurs d’or, puis par la société d’Etat Kraoma qui a diversifié ses activités, au milieu des année 2000, vers l’exploitation aurifère devant l’épuisement progressif des réserves de chrome.
D’après nos sources, cette compagnie nationale serait impliquée dans des trafics illicites évalués à 20 187 185 763 Ar (plus de 100 milliards Fmg). En tout cas, un de ses dirigeants a été déferré à la chaîne pénale anti-corruption avec 3 ressortissants chinois et des élus locaux et des responsables de la direction inter-régionale des Mines. Ces 20 milliards Ar représentent le premier dossier traité par le Bianco.
Sur le même site, les enquêteurs ont, en effet, lièvre une autre lièvre de moindre envergure, mais qui représente quand même 2 milliards Ar (10 milliards Fmg) représentant près de 300 kg d’or. Des opérateurs locaux sont impliqués dans cette seconde affaire en plus des chinois qui seraient apparemment les acheteurs de l’or produit dans cette zone.
L’instruction étant en cours, il était impossible d’identifier l’identité des personnes inculpées. Ce qui amène à se poser la question sur la suite que la justice donnera à cette affaire qui ne pourrait qu’avérées sinon les chiffres ne seraient pas aussi précis. La question se pose car lors des reportages effectués sur place par des journalistes du Mouvement pour la liberté d’expression, l’année dernière, des témoignages ont été rapportés sur l’impunité d’un certain Thierry réputé protégé en très haut lieu. Figure-t-il parmi les personnes convoquées à la chaîne pénale anti-corruption ?
Quant au second dossier, l’implication d’un dirigeant d’une société d’Etat qui est sous la tutelle directe de l’Omnis lequel est rattaché à la présidence, inquiète. L’inquiétude est d’autant plus grave que d’après les rumeurs dans les milieux d’affaires, un proche du président Rajaonarimampianina était aperçu près de la Kraoma. Surnommé ironiquement l’ami de Madagascar, serait-il aussi mêlé à cette affaire ou serait-il à l’origine du traitement de cette affaire ?
Toujours est-il que la responsabilité de l’Etat est forcément évoquée dans cette affaire. D’une part, la Kraoma lui appartient. D’autre part, les journalistes venus sur place rapportent des vols incessants d’hélicoptères qui transportent vraisemblablement les quantités d’or collectée vers on ne sait quelle destination. Or aucun hélicoptère ni même un petit drone ne peut circuler dans le ciel de Madagascar sans l’autorisation de l’ACM qui comme chacun le sait, est dirigé par un autre proche de Hery Rajaonarimampianina. Tel que nous l’avons rapporté à maintes fois, l’ACM est-il incompétent ou complice ou les deux à la fois ?
En tout cas, on espère vivement que la justice prenne effectivement le relais des enquêteurs du Bianco qui ont passé une longue période au péril de leur vie sur ces affaires. Ces affaires risquent d’ailleurs d’être décisives pour la lutte anti-corruption à Madagascar en ce sens qu’une suite positive inciterait la population à aider le Bianco. D’après nos sources, l’intervention du Bianco fait, en effet, suite à des plaintes anonymes. Une précision qui laisse entendre que les autorités anti-corruption agiront de surcroît en cas de plaintes. Dans la lignée de ces trafics d’or, on espère aussi que le Bianco mènera des enquêtes sur le contrat de concession de l’aéroport d’Ivato dont la modernisation coûterait 50 % plus cher que l’aéroport de Maurice pourtant réalisé par la même compagnie Aéroports de Paris. Dans les mlieux d’affaires et politiques, on discute d’ailleurs du projet et de ses difficultés à trouver des financements. Soit il y a surfacturation pour cause de corruption. Soit il y a blanchiment. Ici, on ne parle pas de 100 milliards Fmg mais de plus d’une centaine de millions d’euros. Nous en reparlerons …
Salomon Ravelontsalama
Commentaires
Ne soyons pas NAÏF! Le rapport du BIANCO atterrira sur le bureau du Procureur et qui a une relation discrétionnaire avec le ministre de la Justice, le Premier ministre et le Président de La République “élu” par le financement voyou-OCCULTE la sorcière CENI et le logiciel France-Afrique!…
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