CIM: De l’arnaque organisée…

Le mouvement de la société civile ROHY dénonce la corruption au sein de CIM, Ambohidahy, notamment dans le département du renouvellement de la carte grise et du permis de conduire en biométrique, à travers le projet AIKA. La date butoir de la confection de ces dossiers vient d’être reportée pour la 3ème fois, d’ici la fin du mois de décembre. La conférence-débat, organisée par ROHY a pu éclairer le grand public sur le fonctionnement du business du CIM. Le CIM qui presse les usagers avec leur dead-line, pourtant la mobilisation des gadgets électroniques pour vérifier l’authenticité des cartes et de permis de conduire biométriques n’est même pas en vue. De plus, ROHY a avancé que le contrat pour la carte grise biométrique est de 2013-2018 et pour le permis : de 2015-2020. Etonnant! A quoi ils jouent encore ? Ils se payent totalement des têtes des usagers. Certes, ce projet nous mène vers un avancement technologique, mais également c’est un pactole pour les opérateurs et les fonctionnaires concernés. La confection des passeports les ont inspirés pour s’enrichir vite-fait. Ce projet est un genre de vol autorisé, de l’arnaque pur et simple. Les usagers sont contraints à payer une somme exorbitante, avec une qualité de service pourri, en contrepartie d’un produit ordinaire tel que la carte grise biométrique ou/et le permis biométrique.

Pour information, CETIS, c’est une société Sloven qui a décroché ce marché. Sur ce, l’on se questionne sur l’appel d’offre ? Dans les autres pays, ce genre de projet est à étudier, peser pendant des années avant d’être mis en œuvre, et pour le cas de notre pays, l’on se demande qu’est-ce qui nous presse pour l’instaurer, et souvent la procédure est gratuite pour les titulaires, ou à un titre symbolique ? Il n’y a-t-il pas d’autres priorités dans ce pays ? A titre de rappel, le lancement officiel de ce projet était vers la fin du mois de novembre 2015. Le prix de la confection d’un permis de conduire est à partir de 38.000 ariary à 300.000 ariary, et pour la carte grise, le montant varie de 75.000 ariary à 23.000 ariary. Il est à noter qu’en cas de perte, voire à chaque renouvellement de la visite médicale, les propriétaires de ces documents ou l’un de ces documents devraient retourner dès la case départ du processus de la fabrication en question… A l’heure actuelle, environ 570.000 personnes possèdent des permis recensés dans la capitale. L’on constate, que des milliards sont en jeu dans ce business. Une affaire encouragée par l’abus des rabatteurs et de la corruption et la centralisation du service.

Malalanirina