Stationnement taxi-brousse : désordre et anarchie absolue !
Dans l’un de nos articles précédents, nous vous faisons part du traitement exécrable qui est réservé à tous les usagers des transports collectifs urbains. C’est par dépit que nous avons constaté que ce traitement ne se limite pas uniquement au transport urbain. En effet, au niveau des zones régionales les services sont d’une médiocrité lamentable. À commencer par le stationnement de transport régional sis au Fasan’ny karana.
Déjà, le parcage automobile est dans un état de délabrement qui ressemblerait plutôt à dépotoir public qu’à autre chose. Se frayer un chemin dans cette jungle de minibus n’est pas une chose facile. Et plus particulièrement en période des pluies. En effet, le parcage est tellement rempli de boue qu’il est un véritable calvaire de se frayer un chemin. Le premier constat est l’absence de toute autorité compétente. Résultat, c’est l’anarchie absolue qui règne en maître. Dans les environs immédiats du stationnement, ce sont les « intermédiaires de transport » qui se ruent sur vous, et arrivent même à vous étouffer, vous bousculer en vous forçant presque la main pour monter dans l’un des véhicules de leur choix. Une technique commerciale très peu conventionnelle qui va bien au-delà du harcèlement. La moindre étourderie de votre part pourrait résulter par la perte de vos bagages. L’attention est donc de rigueur, car beaucoup d’entre eux ne sont en fait que des voleurs à la tire.Une fois à bord, le délai d’attente peut aller jusqu’à six heures avant le départ. La patience est donc sérieusement mise à rude épreuve. Mais le départ est encore pire.En fonction du véhicule choisi, les places varient. Mais dans l’un l’autre cas, le fait est que les passagers sont entassés comme des sardines. En plus de l’absence de service donc, il n’y bien entendu aucune place pour le confort.
Dans de telles conditions, notamment pour les longs trajets de plus de cinquante kilomètres, c’est le chauffeur et lui seul qui décide du nombre de passagers, de l’heure de départ, de l’allure et des arrêts à effectuer. Les autorités sont-elles au courant de cette anarchie absolue ? Pourquoi les mesures ne sont-elles toujours pas prises pour enfin régir les moyens de transport à Madagascar ? C’est vrai que lorsqu’on voyage dans le confort d’un véhicule de luxe, accompagné d’un cortège tout aussi luxueux, on n’a que faire des réels soucis des usagers. Bien entendu, ils vont attendre le prochain grave accident pour faire mine de prendre des mesures drastiques.
Johan R.