Tribunal de Première Instance de Farafangana : Pour une justice de proximité

Le plan d’action du procureur de la république près du tribunal de première instance de Farafangana Randrianjarasoa Johnson présenté en public lors de son installation en décembre 2016 commence à se concrétiser notamment pour la mise en place d’une justice de proximité. La preuve, la séance de travail avec les journalistes membres de l’Association Libre des Journalistes de Madagascar Atsimo Atsinanana le mardi 28 mars dernier au palais de justice ainsi que les directeurs de station de radio de la région Atsimo Atsinanana. Cette rencontre a pour objectif de rappeler les missions du tribunal, les fonctionnements de la justice en général ainsi que les procédures de dépôt de plainte pour les victimes, d’autres sujets tels que le dina et la justice populaire. La question de présomption d’innocence a été évoquée surtout pour les individus capturés par les forces de l’ordre pour avoir enfreint les lois que ce soit un délit ou un crime et qui avant le déferment au parquet fait l’objet de point de presse, lui de rappeler qu’en absence de condamnation un individu est présumé innocent. Il parle aussi des cas des réseaux sociaux qui publient de façon rapide les informations, mais il se peut que les informations envoyées ne correspondent à la réalité et le problème réside dans le fait que l’opinion prend pour vérité les premiers renseignements reçus, cette situation est de nature à semer la confusion et surtout d’interpréter la décision du juge comme contraire à l’attente des justiciables et se traduit dans l’esprit des citoyens comme influencé par la corruption. Pour en revenir à cette séance de travail, il marque le début d’une coopération qui a abouti à la production d’une émission radio pour la sensibilisation de la population à aller au tribunal rencontré directement les responsables sans passer par des intermédiaires afin d’avoir une satisfaction. Les intermédiaires sont à l’origine de la corruption  car ils soutirent de l’argent aux paysans qui ont peur de se frotter à l’administration, ils perdent leurs argents et n’obtiennent pas ainsi gain de cause, pour montrer sa détermination le procureur a mis sous le verrou un intermédiaire récemment. Ce partenariat entre la justice et l’association des journalistes présente l’avantage de véhiculer les messages du tribunal au foyer des justiciables et de permettre à la population de poser des questions au responsable à travers des questions écrites déposées aux stations radio que ce soit à Farafangana où à Vangaindrano avant chaque séance hebdomadaire afin d’avoir  en quelque sorte une communication permanente entre la justice et la population. D’après Hersman Ludovic président de l’ALJM Atsimo Atsinanana, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement de capacité de l’association et lui de souligner que la journée du 3 mai  pour cette année sera célébrée  à Vangaindrano et il invite tous les membres à se rendre là-bas pour faire de cette célébration une réussite d’autant plus que l’association prévoit d’y inviter également le président de l’Ordre des Journalistes de Madagascar. Roger Randrianambiny vice président de l’ordre des journalistes de la province de Fianarantsoa a honoré de sa présence cette séance de travail et de partage. La population carcérale de la maison centrale de Farafangana à la date du 31 mars 2017 se chiffre à 600 dont 197 sont condamnés contre 403, prévenus selon Randrianjarasoa Johnson procureur de la république près du tribunal de première instance de Farafangana.

Morasata Marc