Création d’établissements formels: Un fort recul de 33% dans l’Analamanga

La relance économique n’est pas encore au rendez-vous, surtout pour la capitale qui est pourtant le premier générateur de richesses dans le pays. Au 4ème trimestre 2016 en effet, le nombre des nouveaux établissements formels diminue fortement. Sur cette période, il enregistre un fort recul de 33% pour la région Analamanga, d’après les données de l’Institut national de la statistique (INSTAT). Ainsi, la région n’a affiché que 1 446 nouveaux établissements formels, contre 2 157 au 3ème trimestre 2016. Ce déclin concerne notamment les entreprises individuelles. Leur part dans la création d’entreprises tend à diminuer : respectivement de 84,7 % et de 83,9 % au 2ème et au 3ème trimestre 2016. Cette forme d’établissement est pourtant la plus choisie par les agents économiques. Elle est constituée de micro et de petites entreprises et ne nécessite pas un important investissement, même si celui-ci (au moins 1 million Ar) n’est pas à la portée des pauvres. Or, la création de petites entreprises est une des voies pour relancer l’économie car même dans les pays développés, ces établissements constituent l’un des piliers de l’économie. Seulement, le tissu de micro et de petites entreprises peine à se développer à Madagascar et plus particulièrement dans la région Analamanga.

L’INSTAT précise : « Au cours de cette période (soit pendant le 4ème trimestre 2016), le nombre d’établissements créés par mois ne cesse de diminuer : 627 nouveaux établissements en octobre 2016, 497 en novembre 2016 et 322 en décembre 2016 ».Pour la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), la proportion des nouveaux établissements augmente de 1,6 point. Par contre, le nombre des nouvelles entreprises dans le 2ème arrondissement d’Antananarivo diminue de près de 37% (89 au 4ème trimestre 2016, contre 141 au 3ème trimestre). Le 6ème arrondissement enregistre la plus faible création de nouveaux établissements sur la période étudiée (67). Et dans les autres districts de la région Analamanga, sauf pour le district d’Ankazobe où la création d’activités est minoritaire (0,8%), la création de nouveaux établissements diminue également. Le district de Manjakandriana est le plus affecté avec un recul de 57% entre le 3ème et le 4ème trimestre. En revanche, le district d’Antananarivo avaradrano détient la palme en affichant 222 nouveaux établissements. Mieux, il représente 15,4% des entreprises formelles créées sur la période. Comme quoi, ce district semble offrir plus d’opportunités économiques que les autres.

Dans la région, le secteur tertiaire est le plus couru. Il domine avec 88,2% des établissements nouvellement créés. Cette option laisse supposer que l’industrie ne se développe pas dans la région, même si Antananarivo est la 1ère zone industrielle du pays. Pareil pour le secteur primaire qui n’attire pas beaucoup d’agents économiques. Malgré tout, la part du secteur tertiaire tend à diminuer (92% au 3ème trimestre 2016) en faveur de celles des secteurs primaire et secondaire: respectivement de 1,9% et 9,9% des créations d’établissements formels au 4ème trimestre contre respectivement de 0,5% et 7,4% au 3ème trimestre 2016. L’effectif des nouveaux opérateurs dans le secteur primaire augmente : 27 au 4ème trimestre contre 11 au 3ème trimestre 2016.

Fanjanarivo