Claudine Razaimamony: Symbole d’une impunité nommé HVM !

L’arrestation surprise de Claudine Razaimamonjy, conseillère du président de la République a eu l’effet d’une bombe. Et même à l’heure actuelle, les réactions ne cessent d’enfler. En marge de cette affaire, c’est un véritable rapport de force qui commence à se créer. D’un côté, il y a ceux qui estiment que l’arrestation est tout à fait légitime, et de l’autre, ceux qui la considèrent comme arbitraire. Qu’attendre d’une telle situation ?

En tête de ceux qui considèrent cette arrestation comme tout à fait normale, il y a bien entendu le BIANCO, qui dans le cadre de leurs activités ont enchaîné les garde à vue, tant au niveau d’Antananarivo qu’au niveau de Fianarantsoa. Si certains l’estiment comme un cumul de gardes à vue, le bureau indépendant anti-corruption précise que cette série de garde à vue fait suite à des affaires entièrement distinctes. A l’heure actuelle donc, il y a trois affaires de corruption aggravée dans lesquelles Claudine Razaimamonjy serait impliquée. Dans les rangs du BIANCO, il y a le syndicat des magistrats de Madagascar qui a clairement pris partie en précisant, que « nul n’est au dessus de la loi et que le BIANCO est censé être indépendant ». Il a d’ailleurs profité de l’occasion pour solliciter les autorités à laisser le BIANCO travailler. Par ailleurs, ce syndicat réclame que soit appliquée la loi garantissant l’indépendance du bureau indépendant anti-corruption, et condamne toute forme d’ingérence de la part du pouvoir Exécutif et de la Justice dans les affaires traitées par le Bureau. Si la réaction du SMM est quelque peu virulente, c’est pour faire face aux entités qui estiment l’arrestation comme étant arbitraire, à commencer par le Ministère de la Justice.

En effet, ledit ministère, vivement soutenu par le gouvernement a récemment tenu un point de presse. Dans ce point de presse, le gouvernement a exigé la libération de Claudine Razaimamony au motif que l’arrestation aurait été arbitraire. Lorsqu’on entend les termes d’arrestation arbitraire, on se souvient forcément de l’affaire concernant Augustin Andriamananoro, qui a fait les frais d’une arrestation arbitraire au vu et au su de tous. A l’époque, le gouvernement a appliqué la politique de l’autruche concernant cette affaire. Cette attitude du gouvernement prouve une nouvelle fois que les dirigeants actuels font tout leur possible pour appliquer une justice à deux vitesses. Une question se pose alors, où étaient les membres du gouvernement lorsqu’il fallait réagir sur les nombreux cas tels que celui de Mananara-Nord, impliquant quelques dizaines de policiers ? Où étaient-ils lors de l’affaire concernant le trafiquant étranger de bois de rose ?

Déférée au parquet ce jour, les espoirs de liberté de la dame ne tiennent qu’à un fil. Ce fil s’appelle HVM, et tient le pouvoir entre ses mains. En tous les cas, si elle sort blanchie après le verdict, cela prouvera une fois de plus que l’impunité est bel est bien existante. Face à l’avancement de cette affaire, il ne tient qu’à la justice de faire preuve de son indépendance.

Johan R.

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