Politique de gouvernance à Madagascar: Un cercle vicieux pour le peuple

Actuellement à Madagascar, ce n’est plus la tête qui est pourrie mais c’est le corps en entier. Effectivement, en effectuant une lecture des contextes politiques actuels, force est de reconnaître que Madagascar vire ou plutôt se trouve dans une impasse politique extrême. La mauvaise et erratique gouvernance dans tous les secteurs le démontre : une justice corrompue, une police corrompue, une armée superfétatoire, une administration pauvre, une école pour les simplets, un peuple urbain pléthorique… Sans parler également des atteintes aux droits humains, en l’occurrence la liberté d’opinion, la liberté d’expression ou encore le droit à l’information entravé de diverses manières. Nous avons également l’insécurité qui s’empire et prend de l’ampleur au niveau national si des mesures drastiques de la part de l’Etat font défaut, suivi de la pauvreté qui s’accroît incessamment… Bref, on constate une indifférence totale de la part de l’exécutif alors que le peuple crie famine et désolation. Pour ce qui est du législatif, une institution qui devrait assurer la représentation des Malgaches, et qui est la mieux placée pour connaître les besoins et les impératifs du peuple, est coupée de la réalité et tergiverse quant aux mesures et aux décisions à prendre. Voilà Madagascar est satellisé, ses richesses naturelles terrestres et maritimes sont mises à sac et résorbées. Les Malgaches se trouvent donc dans un marasme socio-économique après s’être épris par les politiciens qui émettent des promesses non tenues qui certainement ne font que rimailler.

Jean Riana