Vindicte populaire: La loi de la jungle remonte jusqu’à la capitale

Une mésentente entre voisinage dans le quartier d’Andohatapenaka a fini par l’utilisation d’arme blanche pour attenter à la vie de l’autre hier.  Effectivement, deux hommes du même quartier se sont chamaillés et ont fini par en venir aux mains, l’un d’eux a même utilisé un couteau et l’autre fut grièvement blessé. Les éléments des forces de l’ordre issus du 7ème arrondissement sont donc intervenus et ont emmené l’homme en question  tandis que l’autre fut emmené d’urgence suivre des soins à l’hôpital. Selon les explications du commissaire de Police Razaka Andriamahasoa, quelques individus auraient suivi les forces de l’ordre jusqu’au centre de police du 7ème arrondissement à 67 Ha. Ils ont réclamé à ce qu’on leur livre l’individu pour procéder à une vindicte populaire. Les forces de police n’ayant pas accepté, il y eu une tentative de forcing, certains individus avaient même pensé à incendier le commissariat de police à 67 Ha. A cet effet, des renforts ont été appelés pour maîtriser le désordre et quelques arrestations ont eu lieu, trois individus ont donc été arrêtés. Il faut dire que les cas de vindictes populaires prennent une ampleur grave au niveau national car même au même dans la capitale les citoyens réclament cette pratique qu’on ne devrait pas être favorisé. C’est à croire qu’il n’y a pas de justice dans le pays. Le plus inquiétant reste dans le fait que même le ministre de la justice émet des propos encourageant la pratique de la justice populaire qui pourtant inquiète plus d’un au niveau de la société. Notons que la détention des individus arrêtés a été transférée à la Centrale de Police Tsaralalàna craignant d’autres débordements au niveau du 7ème arrondissement. La loi de la jungle remonte jusqu’à la capitale, vu que la justice est incapable d’effectuer correctement son travail.

Jean Riana