sentinelle: Première action pour s’extirper de la pauvreté …

La majorité des Malgaches ayant reçu une éducation appropriée, trouve que les aides octroyées et les emprunts faits par nos gouvernants n’ont pas de retombée effective au niveau de la population dite pauvre. Cette couche sociale affirme même que les milliards de dollars qu’on lui fait entrevoir, n’est que de la poudre aux yeux pour les pauvres hères. Et elle en rajoute que la concrétisation de ce financement ne fera qu’enrichir les nantis creusant ainsi le fossé entre les riches et les pauvres. Le triste constat de leur situation de survie journalière et les signes extérieurs de richesse exhibés par certains, confortent leur frustration et leur rancœur vis-à-vis du système politique qui les régisse. Accusant ce dernier de n’être qu’une administration de cocos (copains- coquins), qui est loin de gérer le pays pour les intérêts de tous les Malgaches. Une frange de la population a été oubliée et ce sont les 85% de nos concitoyens vivant sous le seuil de l’extrême pauvreté qui tend encore à s’élargir, et qui n’ont plus le cœur ni le corps à se révolter contre cette injustice flagrante. Effectivement, la situation similaire dans laquelle vivent nos compatriotes actuellement nous rappelle les intellectuels russes qu’on envoyait naguère en Sibérie en tant que prisonniers politiques. Les mettre en situation perpétuelle de survie fut le moyen choisi par l’Etat communiste russe de ce temps, pour les maîtriser en les empêchant de persévérer dans leur velléité anarchisante. Comme il est mentionné ultérieurement, la majeure partie des Malgaches est aujourd’hui dans cet état d’attente larvaire pour un sombre avenir. Alors on est en droit de se demander : Est-ce que cela est fait ou entretenu expressément ? L’absence actuelle de politique avouée de droite ou de gauche dans nos contrées au profit d’une cause commune de lutte contre la pauvreté a pourtant été brandie depuis lors. Jusqu’ici aucun résultat tangible ne fut obtenu. Est-ce que les aides et les financements étrangers ont été déviés de leurs objectifs ? Le peuple est aux abois, or on assiste encore et toujours à des politiques politiciennes qui sont de placer les cocos aux avant-postes de l’élection présidentielle de 2017 ou 2018, en limogeant les maires des partis politiques adverses. Ce cas de désintéressement omniprésent du peuple perdure. Et on doute qu’à part le père Pedro, personne ne se formalisera du devenir du peuple malgache ?

Un proverbe latin disait « La pauvreté est la mère des crimes », la recrudescence des crimes et délits n’ont-ils pas trait au contexte de survie actuelle ? A Madagascar, le concept du chômage ne bénéficie pas de considération majeure car tout le monde est plus ou moins dans le travail non déclaré. Il est vrai que les Malgaches vivent dans un monde à part où l’informel règne. Le but du jeu étant d’échapper au contrôle étatique sur les activités lucratives. La rentabilité de ces dernières étant infime, devoir encore payer des charges n’était plus possible pour les petites activités de survie. En fait, comme on est dans un cercle vicieux où tout tourne autour de la survie, Il faut y remédier en proposant aux tenants du pouvoir une solution à ces problèmes qui accaparent les Malgaches en ce moment. La priorité sera donnée en premier lieu à la mise en place d’une certaine rectitude dans laquelle les aides et financements étrangers luttant contre la pauvreté puissent atteindre la masse laborieuse qu’est la population, et faire en sorte que « la lutte contre la survie journalière cesse ». Il est donc nécessaire de créer une sorte de « Resto du cœur » comme le fit feu Coluche un acteur et humoriste français qui a initié une lutte contre la survie au profit des défavorisés de France.

A propos de ce dernier, à quoi cela consiste-t-il ? Il s’agit de recenser les pauvres, et de les nourrir 3 fois par jour par des aliments équilibrés, et cela en créant des endroits qui s’y prêtent.

La mise en place de cette vaste entreprise financée et gérée conjointement par l’Etat et des organisations non gouvernementales (ONG) se fera dans tous les quartiers des villes, et dans les fokontany dans le milieu rural. On voit déjà venir le « Tu rêves mon bonhomme » auquel on rétorque, l’arrêt de la gabegie dans les dépenses publiques faites annuellement peut déjà financer une bonne partie du projet. L’avantage étant que les responsables des aides internationales sauront désormais la destination et l’utilisation effective de l’argent censé aider les pauvres. Quant aux gains obtenus par ce mode opératoire, il va permettre :

1 / aux familles malgaches de se libérer des obligations de survie journalière, et de pouvoir penser désormais à améliorer leur quotidien,

2/ aux enfants d’approvisionner leurs neurones en apports nutritifs nécessaires à leurs études,

3/ aux travailleurs d’être plus productifs, car ils seront plus réceptifs dans leur travail respectif.

C’est à ce prix que le Malgache peut s’affranchir de la pauvreté intellectuelle et financière qui l’emprisonnait depuis fort longtemps déjà. Ce premier acte servira de tremplin aux autres projets sociétaux qui s’ensuivront.

Dans la vie tout est possible à condition d’avoir une volonté politique dont le but est d’œuvrer pour le bien-être de la population, et pour le mieux vivre ensemble…

Max Randriantefy

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