Edito: Ainsi va la vie…

C’est connu, Madagascar n’est plus un Etat de droit. Ce qui est grave: Madagascar n’est plus, tout simplement, un Etat… Dans des forums régionaux ou lors des conférences internationales, notre pays fait désormais l’objet de toutes les moqueries. Les kidnappings d’enfants karana, l’affaire Claudine, les razzias perpétrées par les « dahalo », les détournements de l’argent public, le viol des religieuses catholiques, etc., tous des faits jamais résolus, nous placent au premier rang des pays sauvages de la planète.

Tout cela constitue une success story à la Malgache. Et beaucoup en sont fiers ! Tandis que les bailleurs de fonds institutionnels se désolent de voir l’île ainsi plonger dans les abysses. Les devises tant attendues par le gouvernement ne verraient pas le jour avant des mois. Aussi, le FMI, la France, la Banque mondiale, l’Union européenne, les Etats-Unis, etc., traînent-ils des pieds.

Dans tous les cas, cette affaire de Claudine Razaimamonjy, qui défraye la chronique à Madagascar et ailleurs, ira faire disparaître le peu de notoriété de l’île sur le plan international. En effet, cette Claudine a été un poison pour nous tous. Bizarre, la Présidence de la République a constamment voulu défendre cette dame de… grande vertu. Comment une telle personne, frappée d’une interdiction de sortie du territoire, peut se permettre de quitter le pays à quatre heures du matin, à bord d’un jet privé, à destination de l’île Maurice ? Miracle mon ami !

Pour le commun des Malgaches, Hery Rajaonarimampianina serait derrière cette fuite qui fait jaser même les îles voisines. Une question s’impose : pourquoi les autorités mauriciennes n’ont-elles pas réagi quand Mme Claudine a franchi leur île ? Pourquoi ?

Les Mauriciens sont-ils également atteints de la maladie de « corruptium vitalis » ? La fameuse Claudine (vice-Première Dame) dispose, en effet, d’un fonds qui dépasserait les 35 millions d’euros. Autrement dit, elle peut acheter la classe gouvernante malgache, et aussi celle de l’île Maurice. Ainsi va la vie politique sous le ciel bleu de l’Océan indien.

Franck Raharison

Ajouter un Commentaire