Complicité d’évasion: Se repentir ou partir

Pour tous ceux qui ont participé de près ou de loin à l’évasion de Claudine Razaimamonjy, il n’est pas trop tard pour se repentir. Il suffit de se rendre aux autorités et d’avouer les faits. Ne dit-on pas qu’une faute avouée est à moitié pardonnée? Le souci est que cette démarche téméraire implique une restitution de l’argent. Pour pourvoir s’enfuir, Claudine Razaimamonjy a distribué des milliards d’Ariary en pots-de-vin. Celui qui a une faim de pauvre ne souhaite aucunement rembourser les sommes reçues mais il doit savoir qu’il s’est rendu complice d’un crime.

Pour tous les complices directs ou indirects, connus ou à découvrir, de l’évasion de Claudine Razaimamonjy, il est encore temps de partir, avant d’être frappés d’une interdiction de sortie du territoire. Il faut songer à plier bagages au plus tôt car ensuite il sera trop tard. Avec les sommes obtenues, il ne doit pas être bien difficile d’organiser des vacances improvisées et de les prolonger, en attendant que l’effervescence médiatique retombe. Le problème est que l’argent a vite fait de s’épuiser à l’étranger car notre monnaie ne vaut pas grand-chose une fois convertie en devises fortes.

Phil de Fer

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